Des palementaires indignés par les propos tenus par un officiel onusien sur l'inefficacité de la 48 ème legislature
(AHP)-- Plusieurs sénateurs et deputés ont expimé mercredi leurs frustrations et leur indignation suite à des propos jugés insultants et irrespectueux qu'auraient tenus à l'égard des parlementaires le représentant au parlement de la Mission des Nations Unies pour Stabiliser Haïti (MINUSTAH).
Invité à donner des explications sur l'objectif d'une invitation faites à un groupe de parlemenaires pour survoler en hélicoptère la zone frontalière haïtiano-dominicaine, le représentant de la MINUSTAH dont le nom n'a pas été precisé, aurait repondu qu'il cherchait ainsi à donner une certaine visibilité à la 48è législature dont le travail serait très peu efficace et apprécié par les mandants.
La sénateure de la fusion qui s'est entendu donner cette reponse, estime qu il s'agit d'un affront fait au pays tout entier.
"Nous exigeons que ce représentant de la MINUSTAH soit relevé de ses fonctions", a déclaré la sénateure, informant qu'une lettre a été adressée en ce sens au président et au vice-président de l'assemblée nationale.
Le député Eliphète Noël asimille lui aussi les propos du représenant à une ofense grave.
"Aucun officiel de la force onusienne ne peut remplacer un parlementaire, ", s'est-il indigné, ajoutant que ce comportement est une gifle à la constitution et aux parlementaires.
Pour sa part, le premier sénateur de l'Ouest, Jean Hector Anacacis, s'est conmsolé en declarant que c'est l'oficiel onusien qui cherchait plutôt une visibilité pour son organisation..
"A Chaque fois que la MINUSTAH effectue ce genre de visites, cela occasionne des dépenses exhorbitantes et inutiles, a déclaré M. Anacacis estimant que ces fonds gaspillés pourraient servir à l'amélioration des conditions de vie de la population haïtienne.
Il ne s'agit pas des premières manifestations de colère suscitées au parlement par des propos tenus par des responsables de la MINUSTAH.
A la fin de sa mission en Haïti, il y a quelques mois, l'ex-représentant du secretaire géneral, Edmond Mulet, avait mis les parlementaires en garde contre toute complaisance vis-à-vis des trafiquants de drogue et contre toute acction visant à paralyser le travail du gouvernement.