16 sénateurs sur 27 somment le premier ministre Jacques Edouard Alexis de se démettre
Menace d'interpellation au Sénat dans moins de 72 heures !!!
Seize (16) sénateurs sur vingt-sept (27) ont adressé mercredi soir une lettre au premier ministre Jacques Edouard Alexis pour lui demander de donner volontairement sa démission avant le samedi 12 avril 2008, date qu'ils disent avoir déjà retenue pour une séance d'interpellation de ce dernier à l'issue de laquelle ils promettent de lui décerner irrémédiablement un vote de censure.
Une demande formelle d'interpellation du chef du gouvernement pour samedi prochain a été adressée au président du Sénat, a confirmé l'un des 16 sénateurs joint au téléphone.
Dans cette correspondance, les signataires déclarent avoir constaté que les derniers événements enregistrés dans le pays ont consacré l'échec du gouvernement Alexis. Ce dernier n'a pas su faire preuve du leadership indispensable à la résolution de la plupart des problèmes du pays. Il faut donc une nouvelle équipe et un programme d'urgence pour soulager les souffrances de la population, disent en substance les 16 parlementaires dans cette correspondance adressée à M. Alexis.

Les sénateurs dont les noms suivent ont signé ladite correspondance : Youri Latortue et François Fouchard Bergromme (Artibonite, Latibonit An Aksyon) ; Roudy Hérivaux et Evelyne Chéron (Ouest, Fanmi Lavalas) ; Riché Andris (Grande-Anse, OPL) ; Mélius Hyppolite (Nord-Ouest, OPL) ; Joseph Pierre Louis (Nippes, OPL) ; Ricard Pierre (Sud-Est, OPL) ; Edmonde Supplice Beauzile (Centre, Fusion) ; Joazil Rodolphe (Nord-Est, PONT) ; Michel Clérié (Grande-Anse, Fusion) ; Judnel Jean (Nord-Est, Fusion) ; Gabriel Fortuné et Fritz Carlos Lebon (Sud, UNION) ; Eddy Bastien (Nord-Ouest, ALLIANCE).

La demande des 16 sénateurs de démission du chef du gouvernement est survenue quelques heures seulement après une adresse à la nation du chef de l'Etat au terme de laquelle il a proposé, non pas le renvoi du gouvernement, mais son évaluation. Ceci a déplu à des parlementaires qui avaient déjà ouvertement proposé le renvoi du gouvernement, compte tenu de l'insatisfaction manifeste de la population par rapport à sa politique. Le comble a été atteint avec les violentes manifestations contre la vie chère enregistrées à Port-au-Prince et en province, estiment ces parlementaires.
En décembre de l'année dernière, Jacques Edouard Alexis avait « miraculeusement » échappé à une interpellation au Sénat. D'autorité, le président d'alors du Sénat, Joseph Lambert (Sud-Est, LESPWA) avait refusé de lui transmettre la lettre d'interpellation. Le 28 février 2008, il a bénéficié d'un vote de confiance à la Chambre basse qui l'avait également interpellé.
Source: Radio Kiskeya