L'incident s'est produit à Bizoton, à quelques pas du bureau de l'EDH de Carrefour. Un camion transportant de carburant a chaviré après s'être heurté par un container. Bilan partiel: un mort, quinze brulés et des pertes matérielles.
Le corps d'un jeune homme entièrement calciné sur le sol, quinze personnes brûlées et transportées d'urgence au Centre hospitalier de l'organisme international Médecins sans Frontières à Martissant 25, une boutique, une maison, un garage et deux véhicules endommagés par le feu...C'est le bilan partiel de l'explosion d'un camion-citerne transportant du carburant au niveau du bureau de l'EDH à Bizoton ce lundi. « Pour le moment, on a enregistré seulement un mort », indique le maire-adjoint de la commune de Carrefour, Jean Rousseau Moise.

Il était environ midi quand le drame s'est produit. Un camion service a chaviré suite à un télescopage avec un autre poids lourd en provenance du Centre-Ville. Selon des témoins, le chauffeur du camion service s'apprêtait à laisser le carrefour menant à la centrale de l'ED'H quand un container l'a heurté. Le véhicule est renversé sur le champ. Le chauffeur n'a eu que quelques secondes pour abandonner le camion qui explose peu de temps après, pour le malheur d'un jeune garçon circulant à bicyclette au moment de l'incident.
En quelques minutes, le corps du jeune homme a été calciné et méconnaissable. Quinze autres personnes vaquant à leurs activités respectives ont été, elles aussi, victimes du drame et transportées à l'hôpital. Selon un responsable de l'organisme médical « Médecin sans Frontières », deux d'entre elles se trouvent actuellement dans un état critique.
Odamène Saint-Vil, une marchande de nourriture qui s'installe d'habitude dans le coin, a sauvé sa peau de justesse. « Quand l'accident s'est produit, je n'ai pas hésité une seconde à m'enfuir », raconte-t-elle. Malgré sa diligence, Odamène a quand même été victime au niveau de son bras. La commerçante, rencontrée au centre hospitalier de Martissant 25 qui dit subir des pertes énormes se réjouit toutefois d'avoir eu le temps de sauver sa peau. « Certes, j'ai tout perdu, mon argent, mes ustensiles de cuisine et mes provisions alimentaires mais j'ai la vie sauve », insiste-elle.
La plupart des victimes ont été seulement atteintes de la chaleur dégagée par le camion. « J'ignorais si l'ardeur du feu pouvait m'atteindre là où j'étais », explique Nadège Saint Jean qui se trouvait à quelques mètres de l'explosion. La victime de vingt ans a la main droite et les deux pieds brûlés.
Encore sous le choc, Orveline Docour, brûlée au pied, raconte son malheur. « J'étais à la maison attendant le retour de mes deux enfants de l'école quand j'ai entendu l'explosion. Je me suis rapidement relevée pour savoir ce qu'il en était...J'étais inquiète », raconte-t-elle, larmes aux yeux. A peine sortie, elle a été frappée de l'ardeur du feu. « Quelques voisins sont venus me prêter mains fortes », dit-elle.
Le drame de Bizoton a charrié d'autres pertes. Une boutique, une maison, un garage et deux véhicules qui se trouvaient dans le périmètre ont subi des dommages considérables.
Source: Le Nouvelliste