Aucune des deux Chambres n'a encore lancé le processus de ratification du Premier ministre désigné, près d'une semaine après que le président René Préval eut officiellement notifié par lettre le choix de Michèle Duvivier Pierre-Louis aux présidents du Sénat et de la Chambre basse, souligne Radio Kiskeya.
Les Bureaux des deux assemblées semblent très peu pressés et, pour des raisons qu'on ignore, l'un cherche à céder la priorité à l'autre. De fait, personne ne sait qui, des sénateurs ou des députés seront les premiers à inviter Mme Pierre-Louis à soumettre ses pièces en vue de déterminer son éligibilité.
Face à ce blocage apparent, le viceprésident de la Chambre des députés, Eloune Doréus (OPL/Môle Saint-Nicolas, Nord-Ouest), a mis en garde vendredi contre toute « politique de marronnage ». En ce sens, il a promis la formation au plus tard jeudi prochain de la commission spéciale chargée de l'analyse du dossier du Premier ministre désigné. L'élu de l'Organisation du Peuple en lutte (OPL) a aussi fait remarquer qu'il n'est prévu dans aucun règlement que le processus de ratification d'un Premier ministre désigné doit démarrer à la Chambre basse.
Depuis l'adoption, début avril, de la motion de censure du Sénat contre le Premier ministre sortant, JacquesÉdouard Alexis, au milieu d'une tempête sociale contre la faim et la cherté de la vie, Haïti est privée d'un gouvernement légitime, rappelle Radio Kiskeya.