La plupart des rues de Port-au-Prince (la capitale !) se sont transformées en de gigantesques marchés. Des marchands étalent, en toute quiétude, leurs tréteaux sur les trottoirs et même sur une bonne partie de la chaussée rendant ainsi quasi impossible la circulation piétonne et automobile.
A la rue du Champ de Mars, à un jet de pierre du palais de justice et du palais national, des marchands de matelas, de chaises, de radios, d'articles de bureau, de batteries etc., s'installent presqu'au beau milieu de la chaussée. A la rue St-Honoré, c'est presque le même décor. Outre les marchands, des voitures garées sur les trottoirs encombrent et empêchent la circulation. En face de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haiti (HUEH), à la rue Monseigneur Guilloux, c'est la même situation.
Depuis quelques années, Port-au-Prince est devenue une ville-marché. On en parle tellement que, finalement, on se demande s'il n'est pas mieux de se taire, d'accepter la situation et d'essayer de s'y adapter. Des Port-au-Princiens et Port-au-Princiennes de 40, 50 ans et plus ont le dégoût de cette ville qui était, jadis, un exemple pour les autres pays de la Caraibe.
En avril 2007, les autorités de l'administration communale de Port-au-Prince, présidée par Muscadin Jean Yves Jason, avaient promis, dans le cadre de leurs attributions, de débarrasser les trottoirs de ses marchands et de redorer l'image de la capitale. On est, aujourd'hui, en août 2008, plus d'un an après, et c'est pire qu'en avril 2007.
Source: Le Nouvelliste