Comme prévu, le Premier ministre ratifié, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis, flanquée des membres de son cabinet ministériel a présenté, dans l'après midi de ce vendredi, à la Chambre basse, l'énoncé de la politique générale de son gouvernement. Cette séance constitue l'avant dernière étape de la procédure dans la mesure où, selon les dispositions constitutionnelles, Mme Duvivier Pierre-Louis doit poser le même acte à la Chambre haute.
Mme le Premier ministre ratifié passera-t-elle ce premier test ? Jusqu'en début de soirée les débats n'avaient pas commencé et s'annonçaient très houleux, étant donné qu'un arrêté pris par Mme Pierre-Louis nommant ses ministres est perçu par les parlementaires comme un acte anticonstitutionnel, un affront au parlement. Si Mme Duvivier Pierre-Louis a pu, en dépit de tout, faire la déclaration de la politique générale de son gouvernement à la Chambre des députés, en sera-t-il de même au Sénat de la République ?
A moins d'un revirement total, les choses se profilent différemment au niveau du Grand corps. Cette question d'arrêté nommant les ministres fait l'objet d'une lettre signée de neuf sénateurs réclamant clair et net le retrait de l'acte et le retour pur et simple à la procédure tracée par la Constitution de 1987. Au cas où Mme Duvivier Pierre-Louis passe sans encombre son test à la Chambre basse, aura-t-elle accès à la Chambre haute ?

Aucune date n'est pas encore retenue pour la séance de ratification de l'énoncé de la politique générale du gouvernement Pierre-Louis au niveau du Sénat de la République. L'Organisation du peuple en lutte (OPL) qui s'accroche au principe du retrait de cet arrêté semble faire cavalier seul à la Chambre des députés. Bien qu'ils ne soient non plus majoritaires au Sénat, les parlementaires de ce parti politique peuvent être très déterminants compte tenu de l'effectif réduit au Grand corps où deux membres peuvent orienter les décisions, dans un sens ou dans l'autre.
Dans cette course de relais la dernière étape paraît très hypothétique !