En Haïti, les inondations et coulées de boue qu'Hanna a provoquées ont tué environ 500 personnes. Ernest Dorfeuille, commissaire de police des Gonaïves, a fait état de plus de 495 morts dans cette ville portuaire du nord d'Haïti.
Des responsables de la capitale haïtienne ont avancé des chiffres moins lourds, notamment le directeur de l'agence de protection civile Alta Jean-Baptiste, qui a fait état d'un bilan officiel de 165 morts tout en jugeant possible que le nombre des morts finisse par dépasser les 500.
Avec Michael Haskins et Christopher Michaud, version française Jean-Philippe Lefief, Philippe Bas-Rarbérin et Clément Dossin.
OURAGAN IKE
Avant d'atteindre Cuba, Ike pourrait atteindre le nord d'Haïti, où les pluies torrentielles devraient provoquer de nouvelles inondations sur le nord-ouest de l'île.
"Ces pluies pourraient provoquer des crues dangereuses et des glissements de terrains sur des terraines montagneux", a prévenu le NHC.
L'accès à la ville des Gonaïves, au nord de Haïti, totalement inondée après le passage de trois ouragans successifs en trois semaines, était coupé dimanche après la chute d'un pont liée aux pluies provoquées par l'ouragan Ike, a-t-on appris de sources concordantes.
Le pont est tombé dans la nuit de samedi à dimanche, à Mirebalais (centre d'Haïti), sur la seule voie d'accès à la ville des Gonaïves, ce qui pourrait handicaper le déplacement des convois de véhicules transportant de l'aide humanitaire aux nombreuses victimes des intempéries.
"Le pont a cédé sous la force des eaux de la rivière en crue et des maisonnettes érigées aux alentours sont aussi détruites", a expliqué un sénateur de la région contacté par l'AFP.
Haïti, l'un des pays les plus pauvres de la planète, est plongé dans une crise humanitaire après avoir été ravagé par trois perturbations majeures en trois semaines, Fay, Gustav et Hanna, qui ont laissé des milliers d'habitants sans abri, manquant d'eau potable et de nourriture.
AFP