N'est-il pas souhaitable, possible de célébrer la femme tous les jours de l'année à travers l'éducation réservée à nos fillettes jusqu'à l'âge adulte?
La femme aura-t-elle une meilleure place dans la société haïtienne si l'Etat ne se préoccupe de refaire les fondements de la famille?
Les stéréotypes, les préjugés contre le sexe féminin ne sont-ils pas acquis dès les premiers moments d'apprentissage et à travers les rituels observés au sein de la plus petite cellule de la société qu'est: la famille?
Peut-on parvenir à l'équité de genre sans refaire les mentalités, sans révolutionner les structures de la famille haïtienne jusqu'ici sous l'emprise de certaines valeurs, certaines normes archaïques, empiriques?
A-t-on pris le temps de réfléchir sur ce qui rend la femme haïtienne dépendante et la confine dans des rôles subalternes, dégradants et même avilissants?
Jusqu'ici quel apport faut-il mettre au compte du mouvement féministe en Haïti en ce qui a trait à la valorisation de la femme?
Quelle femme, aujourd'hui, quelle femme, demain?
Peut-on réduire la lutte pour la promotion des droits de la femme, pour l'intégration des femmes dans les espaces de décision à des manifestations conjoncturelles?
Refaire la mentalité, révolutionner les structures de l'Etat, n'est-ce pas la meilleure voie?