Près de 25 jeunes d'écoles secondaires et primaires ont reçu une formation sur les droits humains et la Constitution de 1987 dans le cadre de la campagne pour la réduction de la violence.
Grégory Louis, 17 ans, élève de seconde au lycée Daniel Fignolé, ne tarit pas d'éloges sur la formation qu'il vient de recevoir sur les Droits humains et la Constitution de 1987. « J'ai appris beaucoup de chose en participant à cette formation », déclare Grégory, la qualifiant de « plus qu'utile ». Certes, il avait entendu parler de la Constitution de 1987 mais sans apprécier réellement son importance.
Inquiet des séquelles de violence qui ont ensanglanté les quartiers populaires en 2004, Grégory Louis prévoit militer activement au sein du club Jeunes pour la paix de son lycée. « Je suis et je reste positif face à l'avenir », dit-il.
La campagne pour la réduction de la violence a pour objectif de faire diminuer la violence en Haïti. Pour y parvenir, on entend mener au niveau national un gros travail de recherche, de sensibilisation et de formation sur la transformation pacifique des conflits en travaillant avec les jeunes, les femmes, les artistes, les journalistes et les éducateurs. La campagne a également pour but d'inciter les organisations de base à développer des activités communautaires dans les zones à risque et à répercuter les leçons de leurs expériences, notamment dans des activités de plaidoyer visant à contrôler la prolifération des armes dans le pays et à faire adopter des politiques publiques susceptibles de garantir la sécurité.

Les jeunes ainsi formés devraient partager la formation reçue avec leurs camarades. « La pensée et le comportement négatifs ou positifs de l'individu sont constamment influencés par son milieu environnemental, explique Nadine Anilus, secrétaire exécutive de la campagne. L'éducation est un outil essentiel pour prévenir toutes sortes de difficultés. » Cette campagne a eu le support de différentes organisations nationales et étrangères comme l'ActionAid, la Solidarité Femmes haitienne (SOFA), le Réseau national des Droits humains (RNDDH), l'OXFAM, le CONCERN, etc.
Source: Le Nouvelliste