Interview avec Jean-Jacques Pierre : "Ne pas perdre le derby"
Nantes, le 1er décembre 2006. Jean-Jacques Pierre, qui apparaît aujourd'hui comme un élément incontournable du système défensif mis en place par Georges Eo, devrait composer la charnière centrale pour la septième fois consécutive. Pour l'international haïtien le déplacement à Rennes est l'occasion de faire plaisir aux supporters.
lettreue t'inspire le rendez-vous à Rennes ?
Jean-Jacques Pierre : S'il y a un match à ne pas perdre c'est le derby. C'est la Coupe pour les fans. Si nous pouvons leur offrir un cadeau aujourd'hui, il faut faire un bon match. Si nous avons dans l'idée de faire un grand match, le résultat ne sera pas contre nous.
A quel type de match vous attendez-vous ?
Jean-Jacques Pierre : C'est un derby et il faudra se méfier de nous, même si nous sommes moins bien en ce moment. Il arrive souvent que l'équipe qui joue un peu plus haut dans le tableau soit un peu plus confiante et perde le face-à-face. On s'attend de toute manière à un match difficile. Il faudra profiter de la moindre occasion.
Avez-vous digéré le match face à Paris ?
Jean-Jacques Pierre : C'est une déconvenue. Comme à Lens, nous avons concédé un but après seulement deux minutes de jeu. Nous étions à nouveau obligés de courir après le score. Il faudra une entame plus dynamique face à Rennes et rester dans le match jusqu'à la fin.
Tu semblais remonté après la prestation effectuée à Lens...
Jean-Jacques Pierre : Je n'étais pas mécontent mais convaincu que nous pouvions faire mieux. Il nous a manqué du mouvement à Lens. Contre Paris, c'était pareil. Et le mouvement passe par quoi ? Par l'envie. Si tu n'as pas envie de bouger... En bougeant, tu fais profiter l'équipe et tu permets à un partenaire de se libérer pour bénéficier des espaces. Il faut en être convaincu.