Voilà déjà deux semaines qu'il est « cloué » sur son lit à l'hôpital St Esprit de la rue Capois dans un état toujours préoccupant et les quelques mots qu'il peut encore prononcer sont à peine audibles. Wilner Piquant qui a été victime de complications cardiovasculaires dues sans doute à l'opération qu'il avait subie, il ya de cela deux ans, pour extraire les balles que des bandits, au bicentenaire, avaient logées dans son corps pourrait éventuellement être envoyé aux Etats-Unis pour des soins plus appropriés. Cependant, personne à la maison ne sait où notre « Piquant National » a déposé son passeport. Ses enfants (surtout ses filles) qui l'attendent à New York (il était divorcé de leur mère) espèrent que les dirigeants haïtiens se souviendront de la contribution incommensurable que l'ancien gardien international du Don Bosco, de l'Aigle Noir et du Violette avait apportée à l'évolution du football dans le pays pour lui permettre de remplir rapidement les formalités pour la livraison d'un nouveau passeport et aussi pour l'obtention d'un visa américain (s'il en a besoin pour son voyage).

En tout cas, nous dit-on, pas un seul responsable au niveau du ministère des Sports ne s'est déplacé pour venir voir Piquant et sans doute, par faute de moyens, la fédération haïtienne de football n'a pas pu soutenir Wilner Piquant comme ça aurait du être le cas.
A noter que Wilner Piquant avait été, dans un premier temps, hospitalisé à l'Arcahaie avant d'être transféré à l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti à Port-au-Prince où il a passé deux jours pour être ensuite transporté dans ce centre hospitalier de la rue Capois. Une nièce de Piquant qui avait bien voulu répondre à nos questions était au chevet de l'ancienne gloire du football haïtien au moment de notre visite.
Source: InfoHaiti