FIFA.com .-Pendant de nombreuses années, le Salvador a été l'une des grandes puissances du football centraméricain. Ainsi, les Cuscatlecos ont été les premiers de la région à se qualifier pour la Coupe du Monde de la FIFA, à Mexique 1970, une épreuve qu'ils ont retrouvée en 1982 en Espagne.
Au début des années 1990, les Salvadoriens faisaient encore partie des grosses cylindrées de la zone, statut confirmé par leur glorieuse victoire 2:1 face aux Mexicains en route pour Etats-Unis 1994.
Tout au long de sa riche histoire, le football du Salvador a connu de grands joueurs comme Jorge " El Mágico" González, Carlos Castro Borja et Raúl Díaz Arce. Pourtant, à l'aube du changement de siècle, l'équipe nationale a connu un grave déclin que même le grand Mauricio Cienfuegos n'a pu enrayer.
Derrière Alas
Aujourd'hui, la route menant à Afrique du Sud 2010 paraît plus escarpée que jamais. Pour la première fois depuis un bon moment, les Cuscatlecos ne font pas figure de favoris pour la qualification à la première phase de groupes de leur zone. Leur premier adversaire sera Anguilla. En cas de victoire, très probable, ils affronteront une sélection panaméenne désormais bien cotée qui rêve de faire ses premiers pas en Coupe du Monde de la FIFA.
Mais sous les ordres du Mexicain Carlos de los Cobos, le Salvador rêve de renouer avec ses heures de gloire. Pour réussir dans son entreprise, le technicien aztèque a fait appel à une nouvelle génération emmenée par deux joueurs qui ont fait vibrer le pays centraméricain.
Le premier se nomme Dennis Alas. Récemment engagé par le Real Maryland, dans l'ASL américaine, cet infatigable milieu de 22 ans est sûrement le meilleur symbole de cette nouvelle vague.
Propulsé sur le devant de la scène par le but qui a offert la victoire à son pays face à Trinité et Tobago lors de la Golden Cup 2007, Alas rêve de briller à l'étranger. "Ce transfert me remplit d'émotion. Ça faisait longtemps que j'attendais ça. Aujourd'hui, j'en ai l'occasion. Je suis bien décidé à donner le meilleur de moi-même. C'est une vitrine. Si je m'y comporte bien, alors je pourrai me faire repérer par d'autres clubs", estime-t-il.
L'autre atout de De los Cobos, c'est Eliseo Quintanilla. Meilleur buteur de la sélection avec huit réalisations en matches internationaux, ce milieu créatif de 24 ans a été la grosse recrue du club costaricain d'Alajuelense. Avant cela, il a évolué dans la MLS américaine, avec DC United, entre 2002 et 2004.
Ayant détecté ses extraordinaires qualités techniques, son club et l'équipe nationale misent sur lui pour surmonter les écueils rencontrés ces dernières années. Ce défi est du genre à mobiliser celui que l'on surnomme "Cheyo". "Je suis très motivé. J'ai le goût du travail et le sens du sacrifice. Je suis modeste sur et en dehors du terrain. J'aime trouver la faille dans les défenses, mettre des buts et pratiquer un jeu ambitieux."
De los Cobos confiant
L'entraîneur mexicain en est persuadé : la solution se trouve dans les pieds de ces deux hommes. Son équipe en a bien besoin car après une belle victoire face au Honduras le 22 août 2007, elle n'a pas enregistré la moindre victoire en quatre matches, s'inclinant notamment face à l'Equateur (4:1) et à la Jamaïque (3:0).
Malgré ces coups d'arrêt, De los Cobos fait entièrement confiance aux deux têtes de proue de la nouvelle génération. La preuve : "Dans le football du Salvador, il y a Eliseo Quintanilla et le reste. Quand il joue en sélection, il sait que le ballon doit toujours passer par lui".
Le Mexicain promet un avenir tout aussi rayonnant à Alas, même s'il le juge encore un peu tendre mentalement. "Malgré son jeune âge, Dennis a de l'expérience et beaucoup de talent. Mais il doit davantage assumer son rôle de plaque tournante sur le terrain".
Ces deux joueurs aux profils différents ont donc pour mission d'offrir aux millions de Salvadoriens de leur génération ce que leurs aînés racontent avec fierté : une phase finale de Coupe du Monde de la FIFA.
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