En visite d'inspection à Port-au-Prince, deux envoyés spéciaux de la FIFA, les Guatémaltèques Mauricio Caballeros et Dominique Cabrera (d'origine haïtienne) responsables du bureau Goal dans les Caraïbes annoncent que le Projet Goal 2 sera entamé à la fin du mois. La FIFA, disent-ils, est satisfaite de la première phase du Projet Goal. Interview.
Vous êtes en Haïti dans le cadre d'une visite d'inspection de deux jours pour le compte de la FIFA. Pouvez- vous nous dire le but de cette mission ?
Dominique Cabrera : Nous sommes en Haïti non seulement pour discuter avec les autorités du football sur les différents projets que la FIFA compte réaliser à l'avenir dans le pay, mais aussi pour finaliser les termes de la deuxième phase du Projet Goal. Comme vous le savez déjà, le Centre Technique National va désormais avoir son propre terrain. Une pelouse artificielle sera installée à la fin de ce mois. La construction d'un bâtiment pouvant recevoir des jeunes footballeurs sera construit également lors de cette deuxième phase du Projet Goal. Je pense que dans un délai assez raisonnable les travaux au Centre Technique National seront terminés et les sélections nationales n'auront pas besoin de se déplacer pour les séances d'entraînements au stade Sylvio Cator. A mon avis, c'est une bonne chose.


Cette deuxième phase sera l'installation bien sûr d'une pelouse artificielle et la construction d'un bâtiment pour la formation des jeunes, au Centre Technique National. Avez-vous retenu une date pour le début de ces travaux ?
Mauricio Caballeros : Pour l'instant, il nous reste que la signature du contrat avec la firme que le Bureau Goal a retenue pour effectuer ces travaux au Centre Technique National. Aussitôt que tout sera OK, ce qu'on espère, cela se fera dans un temps record. On pourra démarrer les travaux à la fin du mois d'avril. Notre priorité c'est l'installation de la pelouse et la construction du bâtiment devant accueillir des jeunes footballeurs. Le président Blatter s'y est impliqué personnellement, il veut que les conditions de jeu s'améliorent en Haïti. Les fonds sont disponibles pour les travaux, la firme également, il nous reste à finaliser les modalités pour pouvoir avancer très vite.
Avez-vous un chiffre en tête pour ces travaux au Centre Technique National ?
Dominique Cabrera : Les dix pour cent qu'on devait donner aux firmes chargée de l'exécution et de la supervision lors de la première phase sont toujours dans notre caisse. On va en profiter pour s'en servir et on aura à décaisser en suite à peu près 55.000 US pour cette deuxième phase. Pour l'installation de la pelouse, le Bureau Goal a décidé de faire choix d'une firme internationale, en revanche pour la construction du bâtiment, c'est une compagnie locale qui aura cette lourde responsabilité. Les négociations sont donc entreprises avec un certain Léon, le propriétaire de cette compagnie.
Toujours les mêmes modalités, les fonds ne seront pas versés à la FHF. La FIFA va-t-elle toujours se charger de payer directement les firmes en question ? Continuer >
Mauricio Caballeros : Oui, la même chose. La FHF ne sera que le bénéficiaire, c'est comme ça. L'argent du Projet Goal va directement entre les mains des compagnies contactées par la FIFA. C 'est la règle du jeu. On est clair là-dessus dans un Projet Goal, les fédérations n'ont rien à voir avec les fonds destinés pour ces travaux.
En ce qui a trait à la première phase du Projet Goal, la FIFA a-t-elle émis des réserves ?
Mauricio Cabarellos : Non, en dépit du problème du terrain de jeu, le Bureau Goal était très satisfait de la première phase. Au Guatemala également, il y avait le problème de terrain qui a été solutionné un peu plus tard. Je pense qu'Haïti s'est distinguée lors de la première phase du Projet Goal. La priorité, comme je l'ai mentionné tout à l'heure, c'est le terrain de jeu. Dans un centre pareil, il faut un bon terrain, ça existe partout. En Europe, en Afrique, en Asie et les autres continents. La FIFA cette année veut coûte que coûte que ce centre soit doté d'un bon terrain répondant aux normes internationales.
En tant que représentant de la FIFA , dites- nous de quelle façon la Fédération internationale pourra venir en aide à la fédération haïtienne de football ?
Dominique Cabrera : Depuis ces dix dernières années, la FIFA veut à tout prix s'impliquer davantage au développement du football à travers le monde. Le Projet Goal en est la preuve flagrante. Haïti a terminé avec la première phase, maintenant on va entrer dans la seconde, l'installation d'une pelouse artificielle au Centre Technique National, on espère que cette deuxième phase se terminera en toute beauté. La troisième, ce sera la construction du siège social de la FHF. Après, la Fédération haïtienne pourra solliciter auprès de la FIFA d'autres aides, par exemple, la construction d'un autre Centre Technique, un terrain de football au Cap-Haïtien ou à Jacmel, je ne sais pas, c'est à la Fédération haïtienne d'énumérer ses besoins et la FIFA sera toujours là pour l'exécution de ces projets.
Monsieur Caballeros, avant de conclure, que pensez-vous du foot haïtien ?
Je suis cette nation depuis plus de vingt ans. Il y a des talents ici, de très bons joueurs, vous êtes meilleurs que nous, c'est la vérité dans la zone Concacaf, vous faites partie des cinq meilleures nations du foot. Mais le problème du foot haïtien, c'est la préparation, contre mon pays lors de la dernière phase des éliminatoires des JO de Beijing, à Carson, Californie, vous sélection pouvait se qualifier, il n'y avait pas de grande différence entre vous et les autres. Ils ont eu une meilleure préparation que vous. Le jour où vos sélections bénéficieront d'une bonne préparation, je pense que vous serez toujours présents dans une phase finale de Coupe du Monde. Je souhaite bonne chance à la Fédération haïtienne de football. Que le football brille dans ces dix prochaines années.
Source: Lenouvelliste