L'AJH rend public son rapport sur l'assassinat du journaliste haïtien Brignol Lindor
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Publié Thursday, December 27, 2001 - 7:28 par p-flash:
Enquête sur l'assassinat du journaliste Brignol Lindor, l'Association des Journalistes Haïtiens (AJH) présente son rapport.
L'Association avait dépêché sur place à Petit-Goâve, une délégation pour enquêter sur le meurtre du journaliste.
Dans ce rapport, l'Association des Journalistes Haïtiens (AJH) accuse les membres de l'organisation populaire pro-lavalas dénommée " Dòmi nan bwa " d'être responsables de ce crime odieux.
Le secrétaire général de l'AJH, Joseph Guyler C. Delva, exige l'arrestation des militants de " Dòmi nan bwa " qui ont, d'ailleurs, revendiqué l'assassinat.
Guy Delva demande également une mise en examen du maire-adjoint de Petit-Goâve, Dumay Bony pour incitation à la violence.
Parallèlement l'enquête policière et judiciaire piétine. Les mandats émis par le Commissaire du Gouvernement de Petit-Goâve n'ont toujours pas été exécutés par la police.
Les autorités policières déclarent éprouver de sérieuses difficultés pour remonter la filière des assassins de Brignol Lindor, tué à coup de machettes et de piques, par des membres de " Dòmi nan bwa ", cette organisation populaire pro-lavalas.
Entre-temps, l'arrestation des partisans de la Convergence Démocratique se poursuit à Petit-Goâve.
Le leader du Mouvement pour le Développement National (MDN) accuse la police d'appliquer la politique de deux poids, deux mesures.
Hubert de Ronceray pointe du doigt le nouveau commissaire de police, notamment qui, dit-il, crée une peur généralisée en circulant dans la ville avec des armes lourdes.
Selon Hubert de Ronceray, une telle attitude ne pourrait en aucun cas contribuer à ramener le calme à Petit-Goâve, après les événements sanglants ayant coûté la vie au journaliste Brignol Lindor, lynché par des membres d'Organisations populaires pro-l'avalas.
Seule une attitude responsable de la police et le désarmement des militants lavalas peuvent favoriser un climat d'apaisement à Petit-Goâve, souligne Hubert de Ronceray.