Port-au-Prince, 4 février 2002 -(AHP)- Jean Bertrand Aristide appelle ceux qu'il appelle les ennemis de la démocratie à rejeter la confrontation au profit de la logique de la concertation
Le Président Jean Bertrand Aristide a réaffirmé lundi sa volonté de travailler au renforcement de la démocratie et à l'instauration d'un climat de paix dans le pays.
Au cours d'une conférence de presse au Palais National, le Chef de l'État a également réaffirmé que l'attaque perpétrée le 17 décembre dernier contre le palais présidentiel était une tentative visant à l'assassiner et à conduire le pays dans le chaos.
M. Aristide qui plaide en faveur de la concertation pour sortir le pays de l'impasse, exhorte tous les Haïtiens à oeuvrer au maintien d'un climat de paix et de stabilité, indispensables, a-t-il dit, à la consolidation de la démocratie haïtienne.
"Oui à la concertation, non à la confrontation pour conduire le pays vers 2004", a lancé le chef de l'État, ajoutant que le pays a déjà connu deux cents ans de violence.
Il invite ceux qu'il nomme les ennemis de la démocratie à mettre de côté l'arme de la confrontation pour favoriser un avenir meilleur pour chaque citoyen.
Le Président Aristide a insisté sur l'article 52.1 de la constitution de 1987 qui définit le devoir des citoyens de travailler en faveur de la paix et de la protection de cette paix.
Quand vous faites votre devoir de citoyen, vous aidez à l'avancement de la démocratie, dans le sens de la logique de concertation, a déclaré M. Aristide.
Plusieurs leaders de la convergence démocratique (opposition) ont conditionné leur retour à la table des négociations à l'application intégrale de la résolution adoptée le 15 janvier dernier par le conseil permanent de l'OEA sur Haïti.
D'autres réclament le renvoi de tous les élus des joutes du 21 mai 2000 qu'ils qualifient de frauduleuses
D'autres encore affirment que tout est discutable y compris la présidence d'Aristide lors d'éventuelles nouvelles rondes de négociations.