Port-au-Prince, 4 février 2002 -(AHP)- Le président Aristide confirme que des consultations sont en cours autour de la formation du nouveau gouvernement
Le Président Jean Bertrand Aristide a confirmé lundi que des consultations sont en cours au niveau d l'organisation politique Fanmi Lavalas autour du choix d'un nouveau Premier Ministre.
M. Aristide a précisé que ces consultations tiennent compte de l'ouverture à accorder à l'opposition politique et aux membres de la société civile.
Le chef de l'État a réitéré sa volonté de faire tout ce qui est possible pour que le prochain gouvernement ait en son sein des acteurs politiques de l'opposition, des citoyens honnêtes qui ne sont pas membres de Fanmi Lavalas aux côtés des membres de Fanmi Lavalas.
Jean Bertrand Aristide dit toutefois respecter le choix d'un parti politique ou d'un groupe de partis politiques de participer ou non à la formation du nouveau gouvernement. Toutefois, il les encourage à discuter de cette question en profondeur.
Des discussions sont également en cours avec les différents secteurs de société civile autour de la formation du gouvernement, a encore fait savoir le chef de l'État qui déclare espérer que l'opposition et la société civile ne tarderont pas à donner suite aux démarches de l'exécutif.
Le premier ministre Jean-Marie Chérestal actuellement en dehors du pays avait été forcé de remettre sa démission suite aux attaques répétées contre lui de certains sénateurs de la Républiques et d'autres individus proches du parti Lavalas qui l'accusaient de n'avoir pas répondu aux attentes de la population.
M. Chérestal avait indiqué avoir démissionné pour sauver l'entente au sein d'une organisation politique à laquelle il appartient.
Toutefois, beaucoup estiment qu'il sera difficile dans la conjoncture actuelle de trouver un technocrate de la trempe de Jean-Marie Chérestal pour prendre la tête d'un gouvernement.
D'autres pensent que la signature d'un accord entre Fanmi Lavalas et la convergence démocratique est prioritaire à la formation d'un gouvernement. Un des responsables de l'Initiative de la société Civile, Rosny Desroches, a souhaité que le gouvernement démissionnaire reste en place jusqu'à la signature de cet accord.