Port-au-Prince, 25 février 2002 -(AHP)- Des riverains du quartier populaire de Fort-National ont manifesté lundi pour dénoncer le fait qu'ils soient tenus, selon eux, en dehors du pouvoir.
Ils ont dressé des barricades enflammées et lancé des jets de pierres pour forcer les responsables à entendre leurs voix.
Ceux auxquels des facilités ont été données pour s'enrichir, sont ceux-là qui justement n'ont rien à voir avec la lutte des haïtiens et qui ne feront jamais rien pour défendre le mouvement lavalas et le Président Aristide, ont-ils dénoncé.
Ils ont accordé 48 heures au Président Jean Bertrand Aristide, pour que le gouvernement cesse de favoriser ceux qui ne sont, disent-ils, d'aucune utilité, dans le cas contraire, ils libèreront les prisonniers du Fort-National, menacent-ils.
Ils ont également accusé le chef de l'Etat de se jeter dans les bras de gens qui l'éloignent du peuple, qui ne connaissent que leurs intérêts personnels et qui le conduisent tout droit à l'échec.
Des tirs nourris ont été entendus lundi matin en divers points de la capitale, notamment au bas de Lalue.
Un porte-parole de la présidence, Jacques Maurice, a indiqué que ce vent de panique qui souffle sur la capitale participe de manoeuvres de destabilisation du pays et des autorités constitutionnelles.
Jacques Maurice a affirmé que la police travaille à l'arrêt de ces mouvements de panique entretenus par certains secteurs qu'il n'a pas identifiés.
Il a invité la population à garder son calme et à ne pas céder à la provocation.