Port-au-Prince, 4 mars 2002 -(AHP)- L'archevêque coadjuteur de Port-au-Prince, Joseph Serge Miot, a préconisé lundi la formation d'un gouvernement d'ouverture dans le cadre des démarches en cours en vue d'une solution à la crise post-électorale.
Mgr Miot qui encourage les protagonistes à revenir à la table des négociations, estime que la constitution d'un gouvernement incluant les représentants de tous les secteurs pourrait servir de préalable à un accord global.
Selon Mgr. Miot, il est temps que les acteurs de la crise parviennent à s'entendre en vue de la mise en oeuvre d'un programme économique et social commun susceptible de soulager les souffrances du peuple haïtien.
"La crise que connaît le pays a trop duré, a lancé le prélat, ajoutant que tous les secteurs doivent consentir des sacrifices patriotiques pour mettre fin au calvaire des couches défavorisées du pays.
Mgr Miot invite les acteurs impliqués dans la crise actuelle à jouer au "qui perd gagne" afin de sortir le pays de l'impasse.
Pour sa part, le secrétaire d'État aux Affaires Sociales, Pierre Richard Pierre, a préconisé une solution haïtienne à la crise actuelle.
Selon Pierre Richard Pierre, la crise ne peut être résolue sans une concertation entre tous les secteurs du pays.
Il appelle l'opposition à mettre la main à la pâte pour aider le gouvernement à juguler les problèmes auxquels le pays est confronté.
Aussi, propose-t-il, l'organisation d'une croisade contre la misère et la pauvreté qui a affectent la majorité de la population.
De son côté, le président de la Chambre de Commerce du Sud-est, Jacques Cawly a plaidé en faveur de la mise en oeuvre d'un projet de société pour sortir le pays de l'impasse.
Selon M. Jacques Cawly, la solution à la crise haïtienne doit passer par la concertation entre tous les haïtiens et non par des plans proposés par l'OEA.
Le Président de la Chambre de Commerce du sud-est a qualifié d'incompétence grave la dernière résolution adoptée par le Conseil Permanent de l'OEA sur Haïti.
Selon lui, cette résolution ne peut que contribuer à aggraver la misère su peuple haïtien.