Port-au-Prince, 5 mars 2002 -(AHP)- La Police Nationale d'Haïti (PNH) a annoncé mardi le lancement d'une campagne de désarmement à travers tout le pays.
Au cours d'une conférence de presse, le porte-parole de la PNH, Jean Dady Siméon, a indiqué que cette opération concerne les pistolets, les fusils 12 et les armes de guerre détenus illégalement par des particuliers.
Faisant savoir que la constitution haïtienne définit les conditions d'obtention d'un permis de port d'arme, Jean Dady Siméon a indiqué que même les agents attachés à la sécurité des ministres, des sénateurs, des députés et des maires seront interdits de circuler avec des armes de guerre.
Dans un premier temps, a déclaré M. Siméon, les détenteurs d'armes illégales seront invités à les remettre dans les commissariats de police de leur localité. Et par la suite, la police pourra utiliser la force pour récupérer les armes qui n'auront pas été remises, a-t-il indiqué.
Selon le porte-parole de la police, le Ministère de la Justice doit publier incessamment un avis fixant la date et le calendrier de cette opération qui entre dans le cadre des démarches entreprises par les autorités pour réduire les actes de banditisme et permettre l'établissement d'un climat de paix à travers le pays.
Cette campagne sera également entreprise à Cité Soleil où de nombreuses armes illégales sont en circulation, a déclaré le porte-parole de la Police Nationale.
Au cours d'une rencontre au Palais National avec les représentants des 34 quartiers de cité soleil, le Président Jean Bertrand Aristide avait souhaité le désarmement pacifique des groupes armés de ce bidonville.
Une opération de désarmement avait été lancé à travers le pays par la force multinationale qui avait préparer le retour d'exil du président Jean Bertrand Aristide le 15 octobre 1994.
Pour beaucoup, cette opération avait été bâclée, vu que la plupart des armes remises par les anciens militaires et les membres des groupes paramilitaires n'étaient que de vieux fusils ou pistolets rouillés.