Port-au-Prince, 21 mars 2002 -(AHP)- L'Archevêque Coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr. Joseph Serge Miot, a plaidé jeudi en faveur de l'émergence d'une nouvelle classe d'hommes politiques en Haïti.
Mgr. Miot a fait ces déclarations à la cérémonie d'ouverture d'un congrès international sur la politique et l'économie ayant pour thème "le chemin de la fraternité" (Chimen fratènite, en créole).
L'Archevêque qui a également procédé au lancement de l'école de formation politique Toussaint Louverture a déclaré que cette nouvelle classe d'homme politique devrait avoir pour mission de servir au lieu de se faire servir.
Faisant savoir que l'Eglise catholique entend s'engager davantage dans les affaires publiques du pays, le prélat indiqué que l'Ecole de Formation politique Toussaint Louverture aura pour base " l'école de la fraternité" qui elle même est un nouveau système politique qui a pris naissance en Italie.
Ce concept a été inventé par le professeur Italien Antonio Maria Baggio.
Le président Jean Bertrand Aristide qui se trouve actuellement à Monterrey (Mexique) où il participe à une conférence organisée par l'ONU sur le Financement du Développement dans le monde a envoyé un message en la circonstance.
Dans ce message, le président de la république a fait part de la volonté des actuels dirigeants de travailler pour un changement réel en Haïti.
Selon lui, cette volonté ne peut se matérialiser sans un esprit de fraternité entre tous les habitants de la terre.
M Aristide dit voir en ce congrès un pas pour parvenir à cette fraternité au niveau planétaire.
Il souhaite que ce congrès soit un succès pour l'Eglise Catholique en Haïti.
Au lendemain des joutes du 21 mai 2000, une groupe de citoyens proches du secteur républicain américain avait appelé au renouvellement de la classe politique en Haïti, estimant que l'actuelle classe politique était fatiguée
Ces citoyen réunis alors à Rockville avait appelé à l'émergence de jeunes universitaires qui pourraient bénéficier d'un support financier d'institutions de la communauté internationale, estimant qu'il fallait une opposition de taille à Lavalas.