Moi, Serge Pierre-Louis, je vous informe que je suis en train de recevoir des menaces de mort qui sont de plus en plus précises. Que ce soit à Jacmel ou à Port-au-Prince, par des tracts, des lettres anonymes et par des appels téléphoniques, qui me promettent le sort de Brignol Lindor dans les jours qui viennent.
Tout cela, évidemment, à cause de mes prises de position et de mes écrits.
Je suis l'objet de ces menaces de mort à un moment très critique de la vie nationale, à un moment où le pouvoir en place force les employés de la fonction publique à faire serment d'allégeance ; à un moment où les preuves sont établies qu'au lendemain des ''manifestations'' lavalas, les gens du Lumpen vont réclamer à cor et à cri (d'ailleurs au vu et au su de tous) leurs ''salaires'' au ministère de l'Intérieur, à la TELECO.
Je tiens à faire savoir aux Haïtiens, à la communauté internationale, aux organismes de droits humains, tant nationaux qu'internationaux. que je suis en Haïti, je reste en Haïti, je continue et continuerai à dire et à écrire ce que je crois être la vérité sur ce qui se passe dans mon pays.
SPL, Haïti, 8 décembre 2002