Le secteur syndical du transport en commun décide de maintenir la mobilisation visant la baisse des prix des produits pétroliers.
Publié Monday, January 13, 2003 - 15:47 par p-flash
L'augmentation du prix de l'essence est au centre de l'actualité en Haïti depuis que le gouvernement Lavalas a décidé d'augmenter excessivement le prix des produits pétroliers à une valeur qui avoisine le prix antérieur.
Le vendredi 10 janvier, le syndicat du transport en public a projeté de manifester contre la hausse des prix du carburant. Ce même jour, ce problème était au centre des discussions entre les ministres des finances et du commerce.
Le Président de la commission Finances et du commerce au Sénat a fait un certains nombre de recommandations au gouvernement afin de soulager la souffrance du peuple haïtien.
Au cours de cette manifestation, en ce même jour, les partisans du pouvoir ont une fois de plus, manifesté leur intolérance par des actes de violence envers les manifestants selon le coordonnateur de la marche.
Quant au membre de l'opposition politique, dont Himler Rébu et Evans Paul, ils soutiennent que les militants Lavalas ont agi expressément sous l'instigation du chef de l'Etat.
L'ancien colonel de l'armée haïtienne, Himler Rébu, dément l'information selon laquelle, il aurait agressé des membres d'organisation populaires Lavalas au cours de la marche du secteur syndical le vendredi 10 janvier. Il indique qu'il ne portait aucune arme au moment de la manifestation.
Ces déclarations provenant des partisans au pouvoir sont qualifiées de montage, déclare M. Rébu. Il révèle que depuis sa participation à la marche de Vertières dans le Nord, les autorités gouvernementales trame un complot visant à l'arrêter.
Cependant, le secteur syndical décide de relancer la mobilisation. Il lance un appel à la grève pour le mardi 14 et le mercredi 15 janvier toujours dans l'objectif de forcer les autorités Lavalas à baisser le prix de l'essence qui a déjà de graves conséquences sur le coût de la vie.
Le gouvernement a de son côté annoncé des ''mesures d'accompagnement'' suite à la hausse des prix des produits pétroliers : l'augmentation des bus de la compagnie ''Service Plus'' en circulation et souhaite de doubler le salaire minimum qui est aujourd'hui à 36 gourdes.
Nesmy Manigat explique que cette situation est le résultat d'une mauvaise gestion des autorités concernées. Le Directeur exécutif du groupe croissance indique que l'Etat n'avait pas pensé à mettre des balises, devant lui permettre de faire face aujourd'hui à cette dure réalité.