La société Sony se montre plutôt mécontente des divers annonces de ces derniers mois concernant la sortie d'un véritable défilé pornographique : entre photos et vidéos, la petite console PSP, destinée aux enfants, se retrouve être la cible d'éditeurs de contenu lubrique.
Il s'agit, mot pour mot, de l'avis de Sony : cet étalage pornographique sur une console destinée avant tout à un jeune public n'était pas souhaitable. En fait, si les éditeurs de jeux ont besoin de l'avis exprès de Sony pour publier un titre, ce n'est pas le cas avec les éditeurs vidéo. Aucune société ne demande la permission pour publier un titre en particulier, et peut-être verrons dans les magasins des disques de Wipeout aux côtés du célèbre "les bonnes soeurs et les cierges sauvages".


Véritable défi pour Sony ? Pas forcément, car la pornographie a ceci d'extraordinaire qu'elle peut établir de nouveaux horizons lointains sur une nouvelle technologie. Sony pourrait par exemple se retrouver devant l'ancien "VHS contre Betamax". En effet, l'une des raisons qui ont conduit à l'abandon du Betamax est que les éditeurs pornographiques avaient choisi le VHS comme plateforme. Dès lors, des centaines de titres sont apparues, et l'on connaît l'attirance que certains ont pour ce genre de contenu.
Pour Sony, il s'agit également d'un très mauvais timing, car cette histoire de contenu pornographique débarque dans un contexte de surveillance stricte des jeux vidéo au Japon. Par exemple, GTA3 a été purement et simplement interdit pour les mineurs dans la préfecture de Kanagawa. Les préfectures de Saitama et d'Osaka réfléchissent actuellement à cette interdiction, bien qu'Osaka soit la patrie de Capcom.
Une console portable qui peut lire des centaines de films pornographiques et dont certains jeux sont interdits pour cause de violence à outrance pourrait faire très mauvaise impression sur le Japon, et Sony devra se montrer courtois pour apaiser le tumulte.