Obsédé par sa sécurité personnelle
Sa dernière apparition en public remonte au 31 décembre 2000, à l´occasion de la parade à Bagdad de la Jeish Al-Qods (l´Armée de Jérusalem) composée de volontaires mobilisés pour libérer la ville trois fois sainte. Depuis cette date, le président est invisible. Obsédé par sa sécurité personnelle, Saddam Hussein, qui a déjoué des dizaines de complots, n´a pas l´intention de prendre le moindre risque.
Surtout depuis que George Bush, il y a un an dans son discours sur l´état de l´Union, a classé l´Irak sur ?l´axe du mal? en compagnie de l´Iran et de la Corée du Nord. Depuis le début de la crise, Saddam a fait preuve d´une certaine dose de flexibilité, sentant le vent du boulet siffler à ses oreilles. La décision prise en septembre l´année dernière d´accepter le retour des inspecteurs en désarmement de l´ONU a, semble-t-il, donné lieu à un réel débat parmi les membres du Conseil de Commandement de la Révolution.
Le dos au mur et enfermé dans sa tour d´ivoire, Saddam n´a pas commis jusqu´à présent d´impair ou de faute pouvant déclencher un conflit, même si la coopération entre la Cocovinu (Commission de contrôle, de vérification et d?inspection des Nations unies) et l´Irak laisse à désirer sur certains points, selon Hans Blix, le chef des inspecteurs. Le président irakien cherche à gagner du temps pour sauver sa tête, son clan et son régime.