Le président du sénat dénonce un plan visant à l'assassiner physiquement et politiquement
- La Police du Sud a procédé mercredi 19-05 à la séquestration du véhicule "officiel" du président du Sénat de la République, Yvon Feuillé.
M. Feuillé qui se trouvait à bord d'une Nissan Patrol, a été brièvement interpellé au commissariat de la 3è ville du pays où le directeur départemental affirmait vouloir lui poser des questions.
Le parlementaire a dénoncé ce qu'il appelle un montage orchestré par les tenants du pouvoir pour tenter de l'assassiner physiquement et politiquement.
Il a fait savoir qu'il avait obtenu des informations selon lesquelles des individus allaient tenter de provoquer un accident avec son véhicule pour tenter d'introduire de la drogue à la faveur de la confusion, alors qu'il revenait de Port-Salut.
Le plan n'a pas marché, puisqu'il a évité l'endroit où les agents du pouvoir l'attendaient, a-t-il fait savoir, ajoutant que c'est ce qui a expliqué la déroute du directeur départemental de la police.
"Quand j'ai été conduit au commissariat, il pensait que le plan avait marché, mais il a exprimé une grande déception quant les policiers lui ont dit qu'il n'avaient rien trouvé dans mon véhicule", a indiqué M. Feuillé qui a dénoncé les informations précipitées véhiculées par certains médias selon lesquelles son véhicule aurait servi à transporter de la drogue.
"Cela fait partie du même plan, puisque quand des individus ont communiqué cette fausse information à des stations de Radio, ils croyaient eux aussi que tout s'était passé comme prévu, a fait savoir Feuillé.
Le président du sénat attire l'attention de la communauté internationale et des secteurs de droits de l'homme sur les manoeuvres et les persécutions de toutes sortes enclenchées par des responsables et partisans du gouvernement intérimaire contre les cadres et militants Lavalas qui sont en train, a-t-il dit, de relancer les activités du parti après les événements troublants du 29 février.
Ils nous tuent, nous persécutent et nous harcèlent pendant qu'ils nous demandent d'intégrer le nouveau CEP, a lancé Yvon Feuillé.