De nombreux employés de la Téléco dont des techniciens, ont dénoncé ce lundi 24/05 une vague de révocations opérées dans cette institution.
Selon plusieurs de ces employés, les responsables de la compagnie les auraient révoqués sous l'accusation de "chimères Lavalas (gens pauvres et démunis des bidonvilles).
Les techniciens révoqués qui réclament leurs salaires et leurs prestations légales ont déploré que cette décision ait été prise à un moment où plusieurs réseaux de la compagnie sont tombés en panne suite aux actes de sabotage qui avaient été perpétrés, ont-ils dit, par des anciens rebelles, lors du mouvement GNB.
Selon les techniciens révoqués, leur mise à pied ne vise pas un meilleur fonctionnement de l'institution, puisque de nombreux partisans de l'ancienne opposition dont des anciens militaires ont déjà été nommés, ont-ils dit, pour les remplacer.
Les employés de plusieurs services ont été mis en disponibilité dont ceux de l'intentance, du service de sécurité, des relations publiques, de la pause des cables et des installations.
Des centaines de personnes ont été révoquées dans plusieurs autres institutions publiques depuis le départ du président Aristide, notamment l'Office national de l'Assurance Vieillesse (ONA) et la Télévision nationale.
Cette vague de révocations vient aggraver davantage la situation de plusieurs centaines de familles déjà frappées par le coût de la vie qui a considérablement augmenté depuis ces 3 derniers mois.