DOULEUR D?UN HAITIEN FACE A LA DEGRADATION HUMAINE ET MATERIELLE D?UN PAYS.
Les représentants haïtiens d?aujourd?hui: ministres, sénateurs, journalistes, médecins, avocats, ingénieurs, comptables, karatés, sociologues, ? vous qui faites partie de cette génération, il est temps de comprendre que ce n?est pas un destin, qui nous fait être, comme on est, c?est la complicité ou la passivité des hommes d?hier. Cet aujourd?hui que nous avons n?est pas fait par nous, mais par ceux et celles d?hier. Ils ont commis des erreurs, et ce sont ces erreurs, leurs erreurs aussi que nous sommes entrain de payer. Est-ce une raison pour laquelle, nous devons faire du lendemain un fléau comme celui-ci? Attention, peut être nos cadavres n?en voudront le prix.


Ce n?est pas un poème que je suis en train de faire, non plus je n?écris pour écrire ou pour faire passer un temps. C?est plutôt une DEMANDE. Il est temps d?arrêter ces comédies, lesquelles nulle part nous emmèneront. Frères et s?urs, nous devons comprendre que notre souffrance ne finira pas aujourd?hui. Souffrons un peu avec nos dirigeants pour que demain soit meilleur. D?ailleurs, qui d?entre nous ne sache que Paris ne s?est pas faite en un jour. Qui d?entre nous ne sache également que l?oiseau ne fait son nid que peu a peu. S?il est vrai que notre enfance n?était pas satisfaisante, notre jeunesse non plus, mais préparons notre vieillesse.
Direz-vous certainement qu?on a déjà beau souffrir mais oubliez vous en même temps que plus fond encore on entre dans cet abîme, ce fondeur: ?HAITI, LE PAYS LE PLUS PAUVRE DU CONTINENT?. Ne voulant plus souffrir, nous souffrons encore plus.


Il est temps que chacun de nous prenne ?CONSCIENCE? pour penser que ce n?est ou n?était pas seulement nos gouverneurs qui sont tant mals sinon en nous-mêmes. Nous sommes pour de vrai les maux de notre chère Haiti. Nous nous prétendons être ?Toutistes?. Nous croyons capables et les seuls capables de tout faire: ?si j?étais ? je ferais?. Non ce n?est pas la meilleure façon de penser. Il faut dire plutôt ? je suis ou je peux? donc laisse moi faire?. Donnons à l?autre la chance d?exercer ce qu?il sait, et assurons nous de ce qu?il puisse. Ainsi concluions-nous qu?il est ?donc qu?il fasse. Il est temps d?accepter et de comprendre que le Président de la Republique est notre Président, qu?il n?est pas élu pour deux (2) ans ni pour quatre (4) ans, mais pour cinq (5) ans. Aussi quelle que soit la personne qui prétendrait être haïtienne et pour raison x veut l?enlever de son poste par un moyen quelconque, ne rêve pas de voir progresser Haiti. Il n?est plus le temps de crier: il est trop mal qu?il parte ça m?est égal, sans penser comment sera le futur ou que demain soit pire.


Haiti est UNE! Ne me parlez donc pas de ?chimère?ni ?d?ancien militaire?. Ne me parlez pas de Tonton macoute, du groupe des 184, de la convergence. Car, avec tous ces groupes c?est la divergence.

Il est temps maintenant, nous n?avons plus besoin de ce médecin qui ne sait donner une piquîre, de ce cireur qui ne sait comment cirer les chaussures, de ces journalistes partisants qui ne font que mentir, de ces chambres legislatives( sénateurs, deputes) avec des ?J?approuve?, des policiers corrompus, de ces bourgeois n?ayant aucun boulevard portant leur nom, de ces commerçants exploiteurs, de ces personnes hautement instruites qui préfèrent enseigner les Universitaires étrangers, de ces maçons qui ne savent comment poser un bloc, de ces aristocrates et de ces technocrates. De même nous n?avons plus besoin de ces ONUsiens qui ne font rien, de ceux qui promettent et qui n?en donne rien, de ces agronomes qui restent par derrière un bureau, de ces foot-balleurs sans conviction, de ces vendeurs de pays qui enfin ne bénéficient rien, de ces candidats trop avides de pouvoir, de ces musiciens produisant une musique légère en fond et en forme, de vous qui...


Nous avons plutôt besoin des patriotes, des intellectuels consequents, de tout secteur. Enfin d?une UNION qui fera la force et telle est ma Demande. Je souhaite que? NOTRE UNION FASSE LA FORCE?.
SAINVIL F.