Haïti: quatre morts, une quarantaine de blessés lors du scrutin présidentiel
Quatre personnes sont mortes et une quarantaine blessées mardi lors de la première élection présidentielle et parlementaire de l'après-Aristide en Haïti, marquée par des tensions et beaucoup de désorganisation.
"Deux personnes sont mortes à Port-au-Prince, d'une crise cardiaque et d'asphyxie", a indiqué à l'AFP un responsable de l'Onu sous anonymat, mettant ces décès sur le compte de l'inexpérience et la frénésie des Haïtiens à voter.
Selon une radio, Vision 2000, un policier et un civil ont été tués par balles lors d'une altercation à Gros-morne (nord-ouest) entre des policiers et des électeurs impatients de voter. Six personnes ont aussi été blessées.
Avec ces six victimes, c'est au total une quarantaine de personnes qui ont été blessées mardi lors des élections, principalement à cause de mouvements soudains de foule et de l'effondrement d'un mur dans un bureau de vote.
Contrairement aux craintes exprimées avant le scrutin, aucune violence délibérée ne semble s'être produite pour perturber ces premières élections organisées depuis la chute en février 2004 du régime de Jean Bertrand Aristide.
Sous surveillance d'observateurs internationaux, les élections, repoussées quatre fois et au coût de quelque 80 millions de dollars, sont encadrées par quelque 9.500 militaires et policiers de l'Onu et 5.000 policiers haïtiens.
Le scrutin a très mal débuté, notamment à Port-au-Prince. De nombreux bureaux ont ouvert avec plusieurs heures de retard. En cause, selon l'Onu et l'Organisation des Etats Américains (OEA), conseillers des Haïtiens, l'arrivée aux bureaux de vote des employés électoraux... en même temps que les électeurs.
Sous une chaleur écrasante, la tension est vite montée, les files d'attentes se sont allongées, et beaucoup ont perdu patience, voire connaissance. Dans plusieurs centres électoraux, la foule a forcé des barrages pour entrer dans les bâtiments.
"Je suis là depuis plus de deux heures, j'ai 58 ans, je souffre d'hypertension, je ne peux pas rester debout trop longtemps", témoigne Pierre Davilmar. "J'ai besoin de voter, j'espère que ces élections apporteront des changements dans ma vie, j'ai huit enfants et petits-enfants et je ne travaille pas".
- Walter AstradaLe scrutin a été marqué "par une ouverture tardive généralisée" des bureaux de vote et par des difficultés à contenir les foules", confirme à l'AFP Vincent de Herdt, observateur pour le compte de l'institut Ifes, basé à Washington.
Quelque 3,5 millions d'Haïtiens sur 4,5 millions d'électeurs potentiels étaient appelés à élire un nouveau président et un nouveau Parlement.
La participation restait inconnue en milieu d'après-midi et les résultats ne sont pas attendus avant trois jours. Un deuxième tour est prévu le 19 mars. Le favori de la présidentielle est l'ex-chef d'Etat René Préval (1996-2001), ancien proche d'Aristide, soutenu par la majorité pauvre du pays.
En raison des retards enregistrés au début du scrutin, le Conseil électoral provisoire (CEP) a décidé de retarder la fermeture des bureaux de vote, donnant la garantie que tous ceux qui sont dans des files d'attentes pourront voter. Le vote pourrait ainsi se prolonger tard dans la nuit de mardi à mercredi.
Le CEP a lancé un appel au calme à la population, remerciée "pour sa patience, sa détermination et son courage". Les autorités avaient appelé les Haïtiens à se lever tôt pour se rendre en masse dans les bureaux de vote, parfois distants d'une quinzaine de kilomètres de leur domicile. Ce qu'ils ont fait en groupe, en pleine nuit et à pieds.
A Cap-Haïtien (nord), Jacmel (sud-est), Carrefour (centre), et aux Gonaïves (nord-ouest), des problèmes d'organisation ont aussi marqué le début du scrutin. "C'est incompréhensible, anormal", ont dénoncé des électeurs
Le scrutin a été marqué "par une ouverture tardive généralisée" des bureaux de vote et par des difficultés à contenir les foules", confirme à l'AFP Vincent de Herdt, observateur pour le compte de l'institut Ifes, basé à Washington.
Quelque 3,5 millions d'Haïtiens sur 4,5 millions d'électeurs potentiels étaient appelés à élire un nouveau président et un nouveau Parlement.
La participation restait inconnue en milieu d'après-midi et les résultats ne sont pas attendus avant trois jours. Un deuxième tour est prévu le 19 mars. Le favori de la présidentielle est l'ex-chef d'Etat René Préval (1996-2001), ancien proche d'Aristide, soutenu par la majorité pauvre du pays.
En raison des retards enregistrés au début du scrutin, le Conseil électoral provisoire (CEP) a décidé de retarder la fermeture des bureaux de vote, donnant la garantie que tous ceux qui sont dans des files d'attentes pourront voter. Le vote pourrait ainsi se prolonger tard dans la nuit de mardi à mercredi.
Le CEP a lancé un appel au calme à la population, remerciée "pour sa patience, sa détermination et son courage". Les autorités avaient appelé les Haïtiens à se lever tôt pour se rendre en masse dans les bureaux de vote, parfois distants d'une quinzaine de kilomètres de leur domicile. Ce qu'ils ont fait en groupe, en pleine nuit et à pieds.
A Cap-Haïtien (nord), Jacmel (sud-est), Carrefour (centre), et aux Gonaïves (nord-ouest), des problèmes d'organisation ont aussi marqué le début du scrutin. "C'est incompréhensible, anormal", ont dénoncé des électeurs.