PORT-AU-PRINCE - Le président élu haïtien, René Préval, a déclaré que l'ex-président en exil Jean-Bertrand Aristide, son ancien mentor, pouvait revenir au pays.
Washington, qui avait soutenu le départ du père Aristide à la suite d'une insurrection contre son pouvoir en février 2004, a réitéré mercredi son opposition au retour de celui-ci.
"Ce n'est probablement pas une bonne idée, cela ne sert pas un objectif utile", a dit le porte-parole du département d'Etat Adam Ereli à la presse.
"La Constitution dit qu'aucun Haïtien n'a besoin d'un visa pour quitter le pays ou pour y revenir", a déclaré pour sa part Préval aux journalistes.
En exil en Afrique du Sud, Aristide, qui espère rentrer chez lui "dès que possible", a déclaré qu'il voulait aider à la reconstruction de son pays "en tant que citoyen" mais n'excluait pas catégoriquement un retour en politique.
"Je suis sûr que je peux servir mon pays sans en être le président aujourd'hui", a-t-il déclaré à des journalistes à Pretoria, où il a trouvé refuge après son renversement en 2004.
L'ancien prêtre, très populaire dans les couches défavorisées de la population haïtienne, a été élu deux fois à la présidence par le passé mais a été à chaque fois chassé du pouvoir.