L’écosystème vaginal est une des parties les plus fragiles du corps féminin. La vulve est un organe pour lequel la lubrification naturelle est indispensable. Cette partie génitale a comme particularité d’être constituée de peau dans la zone autour de la vulve et de muqueuses qui sont extrêmement sensibles et facilement sujettes aux allergies et aux inflammations.
La région ano-génitale a la particularité d’être un lieu de communication entre le monde environnant et les organes internes, à savoir l’appareil urinaire, digestif et génital, de part la présence de l’abouchement de ces conduits naturels dans cette région, (urètre, anus, vagin).
Le corps a ses propres moyens de défenses naturels, encore faut-il qu’il ne soit débordé par la création de conditions défavorables, soit par défaut, soit par excès d’hygiène locale. Mais c’est surtout la malpropreté de la région ano-génitale, associée à la transpiration, la macération, les microtraumatismes, l’apport de germes ou de virus, voire " l’excès de propreté ", qui créent les conditions favorables à l’éclosion de certaines pathologies nuisibles.
I. Habitudes vestimentaires (vêtements, sous-vêtements)
1. Eviter le port prolongé de vêtements serrés, ce type de vêtements favorise les microtraumatismes par le frottement.
2. Porter des sous-vêtements en coton et non en synthétique ou en nylon.
3. Laver les sous-vêtements à 60° et plus et bien séparément des autres vêtements.
4. Ne pas rester longtemps avec des sous vêtements humides, l’humidité favorise les mycoses.
5. Ne jamais échanger ou utiliser une serviette de toilette ou des sous-vêtements utilisés par autrui.
6. Changer les sous-vêtements au moins une fois par jour ou plus en cas de transpiration excessive.
7. Laver des sous-vêtements avec une lessive adaptée et éviter les produits allergisants, agressifs ou décapants.
II. Les bons gestes
1. Laver toujours ses mains avant de toucher la région ano-génitale.
2. Après avoir uriné ou après défécation, nettoyer doucement avec un tissu ou papier tissu doux (Kleenex) propre, toujours avec un geste d’avant en arrière par tamponnement ou essuyage doux, en suivant les replis intimes.
3. Si vous voulez raser les poils pubiens, laver la vulve en premier avec un savon adapté, désinfecter localement avec un produit adéquat, raser doucement puis désinfecter à nouveau avec le produit antiseptique avant de remettre un sous-vêtement propre.
III. Les bons réflexes
1. Sachez que l'eau chlorée peut aggraver les démangeaisons chez les femmes sensibles. Prenez alors une douche après sa séance.
2. Une rigueur qui doit être présente également au moment des règles, car des tampons ou des protections externes gardées trop longtemps ou des toilettes trop espacées favorisent les infections.
3. Une toilette complète par jour ou plus, si transpiration excessive, est recommandée.
4. Préférer la douche.
5. Se limiter à moins de 20 minutes pour le bain quotidien.
6. Eviter l’eau calcaire, les savonnages répétitifs et trop violent qui altèrent le film protecteur de l’épiderme.
7. Séchage toujours avec un linge propre ou au sèche cheveux à chaleur douce.
8. Nettoyage doux de la région clitoridienne.
9. Ne pas laisser une infection génitale, sans contrôle médical. Il faut consulter, si sensations douloureuses ou brûlures se manifestent.
10. Par contre, ne pas s’inquiéter à tort des sécrétions vaginales incolores et inodores, surtout au milieu du cycle qui résulte d’un processus physiologique normal.
IV. Produits de toilette intime
1. Eviter les produits trop décapants ou antiseptiques.
2. Utiliser des crèmes ou huiles adaptées à la physiologie féminine à pH neutre (pH7), ne perturbant pas l’acidité naturelle.
3. Ne pas exagérer avec des bains additionnés en huiles essentielles.
4. Certains déodorants sont particulièrement agressifs, provocant rougeurs, démangeaisons, inflammation, allergies, donc à éviter.
5. Eviter l’usage fréquent, régulier de la douche vaginale ou de l’irrigation vaginale à l’aide d’une poire gynécologique, car le milieu vaginal assure lui-même sa protection.
V. Pendant les règles
1. Changer les serviettes hygiéniques régulièrement sur les 24 heures en fonction du flux (minimum trois fois par jour).
2. Faire une toilette minutieuse. Bains et douches externes ne sont pas contre-indiqués, bien au contraire, selon les modalités précitées.
3. Changer les protèges slips, s’ils sont humides aussi fréquemment que nécessaire dans la journée, car la pellicule plastifiée empêche l’aération et favorise humidité et macération.
4. Lavage externe à l’eau et au savon approprié de la région génitale est recommandé avant et après les rapports sexuels.
5. S’assurer de la bonne hygiène du partenaire avant chaque rapport sexuel : lavage des mains et du sexe.
6. Uriner avant et après le rapport sexuel afin de chasser de possibles germes qui peuvent ascensionner dans l’urètre.
7. Pour l'homme, comme pour la femme, une toilette intime systématique et quotidienne est nécessaire.
8. Avant chaque rapport sexuel, une petite toilette supplémentaire est conseillée.
9. La toilette des mains et des dents est également conseillée, avant un rapport sexuel, car les préliminaires amoureux mettent très souvent en contact les mains et la bouche avec les organes génitaux du partenaire.
10. Après un rapport sexuel, il n'est pas indispensable de faire sa toilette intime. Il est préférable de profiter d'un moment de tendresse et de repos. Contrairement aux idées reçues le sperme est pratiquement stérile et les bactéries provenant du vagin de la femme ne sont pas nuisibles pour le sexe de l’homme.
11. Pour votre toilette intime, utiliser de l'eau légèrement savonneuse.
12. L'utilisation trop fréquente de la plupart de ces produits désinfectants, qui sont trop acides ou trop basiques par rapport au PH des muqueuses, peut entraîner des allergies et des irritations.
VI. Hygiène intime et sexualité
Il est en effet important d'avoir une bonne hygiène génitale, par respect pour le partenaire et afin que l'acte sexuel et l'épanouissement sexuel ne soient pas freinés par le dégoût de l'un des deux partenaires. Voici quelques conseils pratiques :
1. Lavage externe à l’eau et au savon approprié de la région génitale est recommandé avant et après les rapports sexuels.
2. S’assurer de la bonne hygiène du partenaire avant chaque rapport sexuel : lavage des mains et du sexe.
3. Uriner avant et après le rapport sexuel afin de chasser de possibles germes qui peuvent ascensionner dans l’urètre.
4. Pour l'homme, comme pour la femme, une toilette intime systématique et quotidienne est nécessaire.
5. Avant chaque rapport sexuel, une petite toilette supplémentaire est conseillée.
6. La toilette des mains et des dents est également conseillée, avant un rapport sexuel, car les préliminaires amoureux mettent très souvent en contact les mains et la bouche avec les organes génitaux du partenaire.
7. Après un rapport sexuel, il n'est pas indispensable de faire sa toilette intime. Il est préférable de profiter d'un moment de tendresse et de repos. Contrairement aux idées reçues le sperme est pratiquement stérile et les bactéries provenant du vagin de la femme ne sont pas nuisibles pour le sexe de l’homme.
8. Pour votre toilette intime, utiliser de l'eau légèrement savonneuse.
9. L'utilisation trop fréquente de la plupart de ces produits désinfectants, qui sont trop acides ou trop basiques par rapport au PH des muqueuses, peut entraîner des allergies et des irritations.
VII. Attention aux excès!
Si une toilette externe quotidienne semble tout à fait indiquée pour limiter la prolifération des microbes, en revanche une hygiène trop obsessionnelle risque d'entraîner irritation et déséquilibre de la flore locale. L'hygiène intime de la femme doit donc se limiter à la vulve, en excluant l'intérieur du vagin. Il convient donc de choisir des produits doux pour sa toilette intime. Dans ce domaine là, le mieux est souvent l’ennemi du bien.
Respectez la flore : Si l’équilibre de la flore vaginale est rompu par une toilette trop approfondie, une bactérie ou une levure risque de se développer et d’entraîner une infection.
Quelques conseils d’hygiène : Quelques principes sont importants à rappeler concernant l’hygiène intime. Si une toilette externe quotidienne semble tout à fait indiquée pour limiter la prolifération des microbes, en revanche une hygiène trop obsessionnelle risque d’entraîner irritation et déséquilibre de la flore locale