Bonne lecture. Et surtout, j'aimerais que vous ajoutiez une petite priere journaliere pour elle, car elle en a besoin. Merci Mon dernier orgasme 
Après une longue nuit de folies, le 24 décembre 2007, mon fiancé et moi retournions à la maison. Nous venons de passer une superbe soirée à Fame, club qui connaît actuellement un succès retentissant selon les commentaires des internautes de facebook. C'était une soirée extraordinaire. On dirait que nous étions dans une boite de nuit sur South Beach, à Miami. Je parlais avec des amis que j'avais perdus de vue, riais et dansais avec des amies de ma plus jeune enfance. J'ai bu, fumé et respiré cet air plus pur que celui des États-Unis. On pouvait même presqu'y gouter, un arrière gout de vanille et de nectarine. Je me suis amusée comme une folle. J'ai revu ceux qui voyagent seulement pour regarnir leur garde-robe, ceux avec qui je n'ai presque plus de contact vu qu'ils n'utilisent pas vraiment l'internet, ceux qui ont étudié à l'étranger,et ceux malgré la situation politique, qui vivautent dans ce pays maudit. J'ai rencontré des personnes qui ont quitté notre mère patrie des années avant moi à cause de l'exil ou la situation précaire de notre pays il y a 20 ans.

Après cette nuit de délires, une petite céphalée l'emportait sur le fait de m'amuser davantage. Un petit verre de trop surement ou l'arome de ces mauvais cigares. Rentrer plus tôt me paraissait une bonne idée. J'étais si impatiente de quitter ce bar et de l'attendre ou de le regarder à discuter sur ses projets, sa prochaine voiture, la maison que nous parents pensaient nous acheter ; les mêmes conneries. Je voulais juste rentrer et terminer la soirée dans ses bras et lui faire l'amour passionnément pour qu'il sache que je suis la meilleure. Nombreuses étaient mes rivales potentielles qui rodaient autour de lui quand je tournais la tête. Je dois l'avouer, si j'étais un homme je sauterais sur l'une d'entre elles.

Coute que coute, il fallait partir. Déjà sur la piste, il savait à quel point j'étais mouillée et que je voulais à l'abri de tous regards, qu'il me possède debout dans cette position de « mystérieuse entrevue ». Hantz savait lire mon regard, celui d'une femme timide et réservée et racée, mais qui savait le moment et le lieu pour se déchaîner quand il le fallait. Je voulais qu'il me possède dans le stationnement ou derrière l'édifice, mais pudique que je suis, il fallait que nous rentrions à la maison.


Soudainement, le disk jockey passait un classique, une musique que tous deux adorons danser : En toute franchise du groupe K-dans. C'était notre musique. C'était la première musique que j'avais dansé avec lui avant de partir pour l'université de Columbia il y à 5 ans. J'étais déjà de 18 ans, la fleur de l'âge et m'apprêtais à conquérir d'autres horizons et prendre l'avion. Un peu émotive et nostalgique, j'étais seule au bar, comme d'habitude pour cette musique de peur de gâcher la soirée avec un mauvais danseur. Il s'approcha, timidement, mais d'une assurance indubitable, il me désarçonna en disant :
_ Si tu ne la danses pas ce soir, tu risques de ne jamais la danser.
_ Et pourquoi ?
_ Votre nom est bien Lara Mirambeau ?
_ Oui, pourquoi ?
_Nous avons quelques amis en commun et je pense que nous partons pour les mêmes horizons : Boston University.
_ Comment tu sais…
Il me déstabilise encore plus en me coupant la parole.
_ Au lieu de perdre ses secondes et d'essayer de te trouver une raison pour dire non, viens danser. De plus, c'est la version Live du groupe.
J'étais conquise. Nous passâmes la soirée à rire et bavarder jusqu'au petit matin. Dans ses yeux on pouvait voir que c'était un homme franc, juste et sage. Dans sa voix on découvrait cet homme réfléchi pour son âge, ambitieux, une épaule, un esprit créatif. Depuis ce jour, je savais tout au fond que c'était le bon. Il fallait juste jouer les bonnes cartes: cherchez l'homme il vous fuit, fuyez l'homme il vous cherche.
Après notre dernière danse, je n'en pouvais plus et lui donnai un baiser, ce baiser langoureux qui voulait tout dire Il savait que j'étais fatiguée et que la soirée pour nous tirait à sa fin. Nous saluâmes nos amis, parents et amis. Mon frère voulait nous accompagner et prendre la route avec nous, mais gentleman qu'est Hantz l'acculait à refuser. De plus, c'était l'anniversaire de mariage de ce dernier. Un adieu bref pour la soirée et vite fait, nous étions déjà dans l'auto.

Nous enfilâmes la route sombre du Canapé Vert, et une petite brise fraiche me chatouillait la nuque me gardant un peu éveillée. Après une trentaine de minutes, je sursaute dans mon demi-sommeil après trois coups de feu. Le temps de dire un mot, et de reprendre mes sens, Hantz lançait déjà des jurons comme shit, merde, fuck en dégainant son arme. Mieux armés, non loin dans la pénombre, des balles atteignent le pneu arrière faisant chavirer la voiture. Hantz parvint à peine à effrayer nos ravisseurs et perdit le controle de la voiture. Nous nous retrouvâmes contre le flanc de la montagne, couverts de terre et de cailloux.

En revenant à moi quelques minutes plus tard, je me suis sentie extirpée et trainée sur le sol. Plusieurs hommes me ligotaient déjà et me propulsèrent dans le coffre de la voiture. Ligotée, enfermée, les yeux bandés, je suais comme un porc tellement je paniquais. Je percevais des sons à peine audibles que la brise me chuchotait sporadiquement. Je distinguais les gémissements incessants d'un homme qui tentait par tous les moyens de se débattre sur le sol. Le coffre de la voiture puait le moisi et la bière. Terrassée, je m'efforçais à sectionner mes liens aux poignets et aux chevilles et me débarrasser de mon bâillon. Je m'évertuais à trouver un objet coupant et m'agitais comme une autruche en cavale.

Puis, les bruits devenaient de plus en plus discernables. La bande d'hommes se rapprochait de la voiture. Je décelais chacune de ces gifles, ces coups de pieds ou de crosse de revolvers que l'on reconnaissait dans ce mélange de mugissements étouffés, d'inquiétude et de frayeur. Je parvins tant bien que mal à trouver un objet en métal qui heurta l'une des parois de mon cachot. Le bruit attirèrent leur attention, ils cessèrent automatiquement ce qu'ils faisaient et ouvrirent le coffre.
Trois hommes se ruèrent sur moi. Ils empoignèrent ma chevelure tout en disant :
_Nou pral regle kont madanm ou an.
_Nou pral benyen kel la.
_ Jodi an ou pral konn joj
Quatre mains me traînèrent sur le sol en me tirant par les cheveux et les bras. Mon bandeau s'accrocha dans un caillou et j'aperçus Hantz taché de sang dans sa chemise d'un blanc immaculé avec quelqu'un en arrière lui tabassant. J'essayais de déchiffrer à travers la noirceur ce qu'ils lui faisaient. Trop tard!

Ardemment, l'un d'eux me ceignit les yeux à nouveau. Paniquée, je criais de toutes mes forces et lançais coups de pieds et poings dans tous les sens. Une main happa la cheville commença à me tabasser à l'aide d'un objet en métal les chevilles et les poignets. Je ne comprenais pourquoi, car nombreuses que furent leurs voix, ils avaient à l'évidence l'avantage en plus d'être une femme. Je compris quelques minutes plus tard en réalisant que mes jambes et bras ankylosés étaient tout simplement la résultante stratégique de mon tortionnaire. Des petites hémorragies par-ci par-là, je n'étais plus en état de me soutenir ou même essayer de me débattre. Mes jambes et poignets étaient tous engourdis par le sang qui cherchait à se faufiler.

Saisie d'effroi, je hurlais à travers ce bâillon. Ils me giflèrent violemment plusieurs fois, me trainèrent en m'infligeant des coups de poing et de matraques surement pour m'assommer un peu et commencer leur rituel. Pendant ce temps, deux hommes s'assuraient que mes liens étaient bien serrés et deux autres m'arrachaient en un tournemain ma superbe robe d'Armani et mes sous-vêtements de cette collection spécialement achetée pour les soirées folles de décembre. Mes souliers rouges en velours D'Anna Picasso volatilisés faisaient surement déjà partie de leur butin. Apeurée, je les écoutais passer de vulgaires commentaires à l'endroit de mes courbes, des ondulations de mon corps, de mon postérieur et mieux encore, de la rondeur de mes seins. Angoissée, je claquais des dents, un peu moins après quelques coups de poing, car je ne sentais plus ma mâchoire, ou plutôt elle commençait à être lourde. Sous leur emprise et à leur merci, ils m'assenaient de gifles et m'accablaient d'injures. Je pensais ou espérais rêver Je voulais tant me réveiller, mais ce supplice m'imposait cette dure réalité. Soudainement, l'une de ces huit ou onze voix m'agrippa par les cheveux brutalement en disant :

_Gadon grimèl. Oh gade jan bondye bon ! Gade sa li ban nou pou nwèl lan.
Il me renifla la nuque. Un autre, tâtait mes courbes, mes seins, mes cuisses. Je sentais leurs doigts serpenter mon corps .
_Wouch ! Li benyen ak bon savon ! Nou pral we bouboun lan kounyea an!
Il me déchira la culotte et renâcla mon vagin. C'est la première fois qu'un autre homme, depuis qu'Hantz et moi étions ensemble me touchait de la sorte ou fouillait du regard ma nudité.
Devrais-je dire plutôt des hommes!
-Yon grimèl kou wèw ta sipoze lakay li non ?
Un autre poursuivit sur un ton narquois et railleur.
-Sa wap fè nan lari an a lè sa

Ces hommes n'avaient que faire de ces jérémiades perpétuelles, mais ô combien stériles. Je pleurais, je criais, je hurlais, je m'égosillais, je m'époumonais dans ce bâillon inutilement. Je ne pouvais plus bouger. Je ne savais si c'était de peur de recevoir une balle ou parce que je ne ressentais plus mes membres. De temps à autre, le vent me chatouillait les narines du parfum d'Hantz et je savais qu'il était à proximité. J'étouffais mes sanglots sachant qu'il se faisait toujours tabasser et torturer. Je travaillais à frotter mon visage contre la chaussée afin de le voir peut-être pour la dernière fois. J'entendais mon coeur résonner dans ma cervelle et j'arrivai à sortir un oeil. Je le voyais, étendu sur le sol dans une lassitude insondable, les yeux fermés, le visage défiguré et tétanisé de douleur. Ça faisait à peu près sept minutes qu'ils me laissèrent sur le sol, nu et ligotée. Ils ricanaient tout près semble-t-il en train de siroter la bière nationale du pays. Dans mes transes, je savais qu'il ne restait que quelque secondes avant mon tour.

Soudainement, l'un des 7 ou 11 hommes m'agrippa le bras. Je tremblais tel un épi de blé, mon corps me picotait de partout et je respirais par saccades dans cette tension extrême. Mes souffles entrecoupés, orchestre discontinu et convulsif, ce n'était que le début de mes inanités respiratoires ou musculaires. Ces hommes sautèrent sur moi avec virulence et je m'effondrais sous leur poids. Je ne sentais plus mes cuisses, mes chevilles, mes poignets, mon visage et réalisais malgré moi que j'étais enlisé dans leurs sables mouvants : pénis, doigts, mains, bouteilles de bière. Le rituel commençait !

Doigts et pénis traquaient sans répit tour à tour mes orifices. Tantôt plusieurs doigts, tantôt plusieurs mains dans mon sexe, tour à tour, ils me crachaient dessus pour humecter plus ou moins mes lèvres et mon anus. Je me démenais et agitais tous les membres de mon corps, mais en vain ! Dans ma paralysie, je sentais leurs mains sales, leurs pénis friands et ces bouteilles de bière braver tous mes interdits : vagin et anus.

Étau de chair et caverne anale inexploitée, ces sanguinaires envahissaient mon corps et mon âme. Ils me reniflaient la chatte, la nuque, les cheveux, les empoignèrent iniquement pour dompter une autre femme sociologiquement privilégiée de la première république noire. Avec ardeur et sans merci, mes tyrans s'enfonçaient d'une manière attentatoire dans mes grottes prohibées. Dans mes halètements intermittents, je répondais à leurs râles sauvages en pleurant, en criant, en suppliant, en vociférant. Chacun leur tour, ils domptèrent une autre femme racée d'Haïti, mon pays ma patrie, pendant plusieurs secondes, plusieurs minutes et enfin, plusieurs heures. Je n'étais plus la princesse d'Hantz me pliant aux désirs et caprices de mes tortionnaires. Prenaient-ils leur vengeance sur ces femmes distinguées qu'ils ont convoitées après tant d'années de frustration ? Étaient-ils tout simplement des sadiques misogynes ?

À force de crier et de crisper tous les muscles de mon corps, je réalisais que la douleur était de plus en plus insupportable. Je me résignais après une heure de torture qu'il fallait me laisser faire, posséder, conquérir et coloniser. Mes adversaires implacables, je reste immobile, sourde, muette et aveugle. Mais la douleur est si présente partout que je grelotte. Recroquevillée, j'espère tout en tapissant sur la chaussée comme un animal, que mon coeur s'arrêtera de battre. Hélas, ces quelques minutes calvairiennes vont se transformer en un cauchemar. Pour être plus humide, je pensai donc à mon fiancé, à ses mains, son souffle, son odeur, ses lèvres, ses cunnilingus, ses redoutables va-et-vient, ses descentes sublimes, ses essoufflements, ses respirations saccadées, ses empoignades majestueuses. De là, j'avais un moment de répit. Je jouissais comme on ne peut plus, encore et encore. J'avais pour au moins une dizaine d'orgasmes. Je pleurais de douleur et de joie après chacune de ces déflagrations charnelles.

Seconde après seconde, je sentais leurs ongles affutés s'incruster dans mes hanches. Tour à tour, leur sentence finale furent très simple et moins douloureuse corporellement. Ils me forçaient d'ouvrir mon orifice buccale, pour déverser leur sperme, symbole de virilité. Enfin, quelques minutes avant la fin, ils nous débandèrent les yeux et continuèrent à me violer sous les yeux d'Hantz. Ils se débattaient tellement que malgré les coups de matraque, il était plus fort que jamais. Il se surmenait pour venir à mon aide et je tentais de lui parler avec mes yeux, avec mon corps de femme soumise sous ses bêtes féroces. Hélas! Mes réprimandes furent des coups de poing, des gifles, des sodomies voraces, des pénétrations vaginales sauvages et des crucifixions anales brutales. Pendant le rituel, j'espérais que l'un d'entre eux aurait pitié de faire semblant de me pénétrer simultanément afin de me gracié de ces doubles pénétrations : soit un pénis, une main ou deux mains dans le vagin, et le même scénario dans l'anus. Je me disais aussi que les labyrinthes de l'esprit humain étaient vraiment impénétrables. Cette structure fragile acculait l'homme souvent à sombrer dans un chaos abyssal et me forçait à croire que cette nuit masquait purement chez ces hommes des années de convoitises, de détresse, de peur, de manque d'amour, de solitude, de modèle paternel, d'un vécu dans des conditions difficiles voire dégradantes.

Infatigable, il se trainait de toutes ses forces vers moi tout en se faisant tabasser. On lui lançait incessamment des avertissements pour son refus d'obtempérer. Il fit la sourde oreille et voulait être auprès de moi. La douleur fut moindre à cet instant où un des hommes lui ôta le bandeau pour admirer lcet acte de barbarie.
Hantz se dépêchait d'être près de moi pendant que je me faisais violée par trois hommes, sous ces yeux en cette nuit du 24 décembre. L'homme le suivait dans ces reptations en lui matraquant les jambes, mais Hantz continuait. Il n'était plus qu'à quelques centimètres, et j'oubliais que j'avais un pénis et une main dans mon anus, et un pénis dans mon vagin. Seul comptait d'être auprès de lui dans ces secondes et sentir son corps contre mon corps. Brusquement, les violents coups de crosse cessèrent et mon âme-soeur était tous près de moi, quand un violent son aigu, mais combien feutré, fendit l'air : le coup de grâce.
La crosse du M-16 craqua le crâne de mon fiancé et je reçus une marée de sang sur le visage et quelques éclaboussures de sa cervelle. Les hommes, furent un peu surpris, rirent un peu et continuèrent de me posséder jusqu'à la moelle de mes os, jusqu'au petit matin, l'un après l'autre, deux ou trois à la fois. Mon vagin était plus que dilaté, tétanisé de douleur.
Aujourd`hui, je ressens encore leur odeur de bouc, leurs mains sales, leurs respirations qui hantent les journées de mes nuits. J'ai été blessée dans ma dignité de femme, mon amour-propre, ma pudeur. Victime de toutes ces atrocités, puis-je un jour retrouver aux fins fonds de mon âme la force de revivre, d'aimer, d'enfanter. Certes, ceci est un témoignage qui laisse deviner l'ineffable blessure de cette soirée de folie.

Dans le silence et l'effroi, je n'ai jamais raconté cette histoire. Aujourd'hui, je vous raconte cette horreur vécue à travers mon encre, où j'espère retrouver cette paix intérieure, une délivrance de ces souvenirs et de soulager les souffrances de ces longues pénétrations douloureuses et sodomies sauvages. Battue, torturée et violée, je suis une femme seule qui ne peut plus être femme. Puisse la mort m'enlever le visage d'un de mes bourreaux. Hélas, leurs respirations bestiales et chuchotements rauques me pourchasseront éternellement dans les Champs d'Élysée. Après deux ans, je conscientise sur le danger de mon silence, la plus atroce des complicités, celui de me taire, ce monstre encore plus cruel que mes bourreaux.

Je n'arrive plus à regarder ou parler à un homme. Je suis agoraphobe, dépressive, stérile, droguée et anorexique. J'ai cessé de sourire, de parler, de magasiner. J'ai cessé de voyager, de rire, d'être quelqu'un, de vivre sauf pour souffrir. Engluée dans un silence qui me consume lentement, je me vivote pour devenir femme, un être humain à part entière et peut-être mère un jour. Je n'arrive pas à travailler, je vis des maigres allocations du gouvernement. Je passe mes journées à lire , me droguée, à pleurer, à écrire , espérant un jour faire disparaître de ma pensée leurs derniers mots qui m'ont marquée à jamais. J'entends encore leur voix, je respire encore cette odeur de bouc, et je les entends murmurer encore ce qu'est le pénis d'un marginal de la société, et mieux encore leurs derniers soupirs :
« Mennaj ou an pat menm plenyen pou bwa yo !!!!!!!!»
«Ton fiancé ne s'est même pas plaint pour les pénis ! »
Nombreuses d'entres vous ont fortuitement foulé ce chemin et préfèrent oublier, tant cela vous dégoûte ou vous terrifie. Corps et âme meurtris, votre coeur s'est endurci, avec le temps peut-être, amenuisera vos blessures. Là n'est point votre élixir de guérison , mais plutot d'en parler. Et si vous en êtes incapables comme moi qui suis aujourd'hui muette, anorexique, stérile et agoraphobe, écrivez votre histoire. Je vous adjure de remonter les courants de votre passé, de chasser ces démons, de pleurer, de parler ou d'écrire dès aujourd'hui ces sombres souvenirs et briser les chaînes de ce silence vers le chemin de la rédemption. Aujourd'hui, que cet abus sexuel ne soit enterré, mais déterré. Je vous conjure de remonter le courant du passé certes très lointain, mais qui seul est et sera votre unique arme pour rouvrir vos stigmates, les panser et enfin les cicatriser...
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