Colline parlementaire: Des ex-militaires canadiens se disent maltraités
Par Normand Rhéaume
OTTAWA - Un groupe de 26 ex-soldats canadiens qui ont combattu à l'étranger affirment que les autorités militaires les ont négligés depuis leur retour au pays, bien qu'ils souffrent du syndrome de stress post-traumatique.
Les vétérans des missions en Somalie, en Afghanistan, à Haïti et dans l'ex-Yougoslavie réclament un dédommagement financier et ont engagé des poursuites pour une valeur de 100 millions de dollars.
Ils reprochent aux Forces armées de ne pas les avoir préparés adéquatement à la guerre et de ne pas leur avoir donné un support psychologique à leur retour.
L'ex-sergent Georges Dumont, comptant presque 20 ans de service, a raconté qu'on lui avait notamment ordonné de nettoyer un champ de mines explosives alors qu'il n'y connaissait rien.
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Syndrome de stress post-traumatique: Des vétérans poursuivent le combat
Photo: La Presse Canadienne /Les Perreaux
De retour de Somalie, d'Haïti, d'Afghanistan ou encore d'ex-Yougoslavie, les 26 vétérans de récentes opérations canadiennes, membres du « Collectif militaire », se disent abandonnés par le gouvernement canadien.
Ces ex-militaires, qui ont intenté des poursuites contre Ottawa totalisant 100 millions de dollars, accusent l'armée canadienne d'avoir intentionnellement égaré leurs dossiers médicaux. Ils estiment aussi que le gouvernement multiplie les requêtes judiciaires afin de les enliser dans des démarches longues et coûteuses.
« Ce qu'on reproche aux Forces, c'est de ne pas nous avoir préparés adéquatement à la guerre et de ne pas nous avoir encadrés et suivis alors que nous présentions des symptômes du syndrome de stress post-traumatique », a expliqué le porte-parole du groupe, l'ancien sergent Georges Dumont.
Les vétérans souhaitent, s'ils obtiennent finalement un dédommagement, mettre sur pied une fondation afin d'aider les anciens militaires atteints de la même maladie qu'eux.