Paris augmente son aide au développement transitant par les ONG
La France va augmenter en 2007 à 157 millions d'euros, contre 85 millions en 2004, sa part d'aide au développement transitant par les ONG, a annoncé vendredi la ministre déléguée à la Coopération, Brigitte Girardin, en inaugurant un "Salon de la solidarité internationale" à Paris.
"Il s'agira d'un quasi-doublement des volumes transitant par les ONG entre 2004 et 2007", a affirmé la ministre soulignant que les organisations non gouvernementales sont "des acteurs à part entière de la coopération française" et "des partenaires indispensables pour l'Etat".
Mme Girardin a aussi indiqué que 50.000 jeunes en 2007, contre 30.000 en 2006, pourront s'engager pour une mission d'intérêt général de 6 à 12 mois, en France ou à l'étranger, dans le cadre du service civil volontaire.
Les projets de co-développement concentrées au Mali, au Maroc et au Sénégal, seront étendus en 2007 à l'ensemble de l'Afrique subsaharienne francophone, à Haïti et à l'Ethiopie, selon la ministre.
"Tous ces jeunes qui souhaitent s'engager, nous nous devons de les accompagner et de les aider à concrétiser leurs projets en leur proposant les outils pour en engagement efficace", a souligné Mme Girardin en inaugurant le Salon organisé dans les jardins de son ministère.
Quelque 2.000 personnes sont attendus pour visiter les 23 stands où des acteurs de la solidarité exposent leurs idées.
Des élèves du Lycée International de la Solidarité, des volontaires en situation d'échec scolaire, se préparent à donner des cours d'informatique dans une banlieue de Dakar ou à construire un village dédié au tourisme équitable au Sénégal.
L'association Réunion-Dagana, du nom d'un quartier de Paris et d'une ville sénégalaise, construit une école. Une autre collecte des fournitures scolaires pour des enfants au Niger, un pays où le taux de scolarisation est l'un des plus faibles au monde. Plus politique, Génération Palestine fait voyager dans les territoires des jeunes européens afin de les sensibiliser au projet d'une "paix juste dans la région".