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Forum social mondial a Kenya du 20-25 janvier - En mal de mondialisation, l'Afrique?

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Vue de Nairobi, Kenya
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Published by bana2166- 01-24-07
news Forum social mondial a Kenya du 20-25 janvier - En mal de mondialisation, l'Afrique?

Forum social mondial à Nairobi (Kenya) du 20 au 25 janvier - En mal de mondialisation, l'Afrique?
François L'Écuyer, Responsable des communications à Alternatives, Premier de deux textes
Édition du mercredi 24 janvier 2007
Mots clés : Nairobi, Forum social mondial, Mondialisation, Kenya (pays), Afrique (Région)
Pour plusieurs, le sous-développement de l'Afrique serait dû à son exclusion des échanges économiques mondiaux. Pas assez mondialisée, l'Afrique. Seule une intégration accrue dans le système économique mondial (un processus pourtant amorcé au tournant des années 80), disent les tenants de la thèse libérale, pourrait ainsi sortir les Africains de leur extrême pauvreté.
La tenue du Forum social mondial (FSM) au Kenya cette semaine nous offre l'occasion de dresser un bilan des impacts de la mondialisation de l'Afrique ainsi que des résistances croissantes et des solutions de rechange au néolibéralisme mises en avant par les mouvements sociaux africains. En se rendant à Nairobi cette semaine, le mouvement altermondialiste devra constater l'importance de son geste: prendre acte de ces mobilisations populaires africaines souvent ignorées ainsi que de la nécessité d'appuyer celles-ci de toute la solidarité que les altermondialistes ont pu déployer envers l'Amérique latine ou le Moyen-Orient.
400 ans d'«intégration»
Entre le XVIIe siècle et la fin du XIXe siècle, entre 10 et 20 millions d'Africains furent déportés au Nouveau Monde sous forme d'esclaves. À la veille de son indépendance, l'île de Saint-Domingue, aujourd'hui Haïti, rapportait financièrement plus à la France que toutes les colonies espagnoles réunies, pourtant riches en or, à leur mère patrie.
Le labeur des esclaves aux Amériques, pierre angulaire du commerce triangulaire des métropoles européennes, est directement lié à l'immense accumulation de capital qui rendit possible, quelques années plus tard, la révolution industrielle en Angleterre. En effet, les banques anglaises se sont largement enrichies en finançant les expéditions négrières sur la côte ouest-africaine. Le développement des uns, soulignait l'économiste égyptien Samir Amin il y a près de 50 ans, n'a eu pour contrepartie que le développement du sous-développement des autres.
Lorsque lord Palmerston, diplomate de la reine d'Angleterre, rendit visite en 1851 à Guézo, roi du Dahomey, un des principaux fournisseurs d'esclaves aux négriers brésiliens de l'époque, pour convaincre celui-ci de mettre un frein au commerce des esclaves, la réponse du roi fut nette: pas question de sacrifier sa principale source de revenus. Palmerston tenta de le persuader de conserver ses esclaves et de faire fructifier pour lui-même leur travail. «Mais que vous vendrais-je alors?», demanda Guézo. Palmerston pointa les champs de coton et les nombreux palmiers du roi. Sans le savoir, lord Palmerston entraîna ainsi le Dahomey, aujourd'hui le Bénin, dans la logique des avantages comparés, grandement repris aujourd'hui par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). À quoi bon s'entêter à tenter d'exporter des produits manufacturés si l'avantage économique du Bénin réside dans son agriculture?
Aujourd'hui, malgré son territoire restreint, le Bénin figure parmi les plus grands producteurs de coton, qui compte pour 40 % de son PIB et 80 % de ses exportations.
Ce développement «fulgurant» fut largement appuyé par les plans d'ajustement structurel contractés par le Bénin auprès de la Banque mondiale et du FMI. Afin de remplir les obligations de remboursement de sa dette -- elle-même issue, comme pour l'ensemble des pays africains, de la multiplication virtuelle des pétrodollars de la décennie 70 --, le Bénin a besoin de devises étrangères: il doit donc exporter son coton. Et ce, au prix de son autonomie alimentaire (le Bénin était pourtant exportateur net de nourriture en 1979), de la qualité de ses sols (le coton est une des cultures les plus néfastes pour l'environnement) et d'une multiplication des semences transgéniques sur son territoire.
Les exemples de ce type sont nombreux. On pourrait également citer la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao et cinquième exportateur de café, qui demeure esclave du cours des matières premières, décidé à Londres. Le développement de ces cultures de rente et l'immigration nécessaire de nombreux travailleurs agricoles des pays voisins ne sont pas étrangers à la crise sociopolitique qui secoue actuellement ce pays. Le déplacement en Côte d'Ivoire des milices de la Sierra Leone et du Liberia, hier impliquées dans une guerre liée au commerce international de diamants, n'a rien fait pour faciliter une sortie de la crise ivoirienne.
À l'assaut des services publics
Forçant le retrait de l'État des affaires économiques et sociales, imposant des politiques de déréglementation et de libéralisation draconiennes, les plans d'ajustement structurel ont largement signé la fin des capacités d'intervention des États africains. Pas surprenant que les bailleurs de fonds (institutions financières internationales, ONU, gouvernements occidentaux) perçoivent aujourd'hui le secteur privé comme le «nouveau» fer de lance du développement de l'Afrique.
Non seulement les exemples de multinationales investissant les services publics africains (éducation, santé, eau potable, énergie, logement social, transport, télécommunications) sont nombreux, ils ont aussi signifié de graves reculs pour les populations africaines dans la satisfaction de leurs besoins essentiels.
Largement exclues des services publics essentiels sous l'apartheid, les populations noires d'Afrique du Sud doivent aujourd'hui se fier au secteur privé pour leur approvisionnement en eau potable. À Johannesburg, c'est la multinationale Suez Lyonnaise des Eaux qui, ayant contracté un partenariat public-privé avec la ville, est responsable de la distribution de l'eau, de l'entretien du réseau et de la facturation aux usagers. Incapables d'assumer les nouveaux tarifs, des milliers de résidants se sont fait débrancher du réseau d'adduction.
Dans un bidonville comme Orange Farm, les robinets communautaires aux coins des rues ont été remplacés par des compteurs pré-payés à chaque maison. Pour activer le robinet, une carte magnétique doit être achetée, ce qui réduit les coûts de débranchement pour Suez lorsque les unités sont épuisés! Depuis la fin de l'apartheid, selon le Conseil sud-africain de recherche en sciences humaines, plus de 12 millions de personnes ont perdu accès à l'eau potable, soit le quart de la population sud-africaine.
Au Mali, la compagnie ferroviaire canadienne Canac (depuis rachetée par des intérêts américains) remportait il y a quelques années un important partenariat public-privé pour la gestion du chemin de fer national. Les autorités maliennes ont sûrement jugé que cette firme était la mieux placée pour appuyer le programme de restructuration de la Régie du chemin de fer du Mali: de 1977 à 1996, Canac Consultants Limited a reçu 40 millions de dollars en fonds publics canadiens, par l'entremise de l'Agence canadienne de développement international, pour divers programmes d'appui à la «bonne gouvernance» du transport ferroviaire public au Mali.
Selon le Collectif citoyen pour la restitution et le développement intégré du rail (COCIDIRAIL), qui rassemble cheminots et (ex-)usagés des trains maliens, les conséquences de la rationalisation pilotée par Canac sont désastreuses: en plus des centaines de mises à pied, le transport des passagers a rapidement été aboli. Le coton malien peut maintenant rejoindre le port de Dakar en plus grande quantité et plus rapidement: 26 des 36 gares du pays ont été fermées. 26 villes de brousse, établies au fil du temps au coeur du Sahel en raison de l'activité ferroviaire, aujourd'hui fantômes, victimes de cette mondialisation pourtant bien réelle de l'Afrique.
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By bana2166 on 01-24-07, 09:24 AM
news Forum social mondial 2007

Forum social mondial 2007 : Une occasion pour les mouvements sociaux africains de démontrer leur capacité de mobilisation
24 janvier 2007
Collaboration spéciale de Antonal Mortimé
Nairobi, (Kenya) 24 janv. 2007 [AlterPresse] --- La 7e édition du Forum Social Mondial, qui se déroule depuis le 20 janvier dernier à Nairobi en Afrique, offre une occasion aux mouvements sociaux africains de démontrer leur capacité de mobilisation, de formulation et d?articulation de modèles alternatifs aux politiques néolibérales qui ont appauvri les pays du Sud, déclare un organisateur à AlterPresse.
Environ 50.000 personnes issues de 140 pays, dont la République d?Haiti, participent à ce grand événement ou les participantes et participants réaffirment leur rêve d?un monde meilleur à travers le slogan « un autre monde est possible ».
Près de 8.000 Kenyans, en provenance de différentes provinces, ne sont pas restés indifférents. La plupart d?entre eux figurent parmi des groupes les plus marginalisés de ce pays de 30 millions d?habitants occupant 5,199 m2. Ils manifestent leur mécontentement devant l?indifférence des pays du nord face à leur extrême pauvreté, qui a déjà fait tant de victimes de la faim, du Sida et de la guerre civile.
Plusieurs activités inscrites au programme du forum sont réalisées au stade Kasarani de Nairobi, un des plus grands de tout le continent africain. Différentes salles du stade accueillent des conférences. Des tentes sont aussi dressées pour d?autres rendez-vous.
Comme toujours, les thèmes retenus concernent, entre autres, la politique d?ajustement structurel, l?économie alternative ou solidaire, la santé et l?éducation pour tous et pour toutes, les médias et la citoyenneté, la migration et le développement, la société civile et l?intégration régionale, le néocolonialisme et l?annulation de la dette externe.
« Haiti : La présence de la MINUSTHA et l?annulation inconditionnelle de la dette externe » est l?un des thèmes développés au cours de la première journée du forum.
Environ 400 volontaires sont mobilises pour la sécurité des participantes et participants, la sonorisation et la traduction.
Les expressions artistiques et culturelles africaines sont très présentes au FSM de Nairobi. Plus d?une dizaine de groupes et artistes assurent l?animation musicale et les artisans exposent leurs produits.
Avec un grand nombre de participants venus de toutes les régions du monde, les hôtels de Nairobi affichent complet. Trois cents cinquante familles ont, en outre, offert leur domicile pour loger des délégués.
La tenue du FSM à Nairobi occasionne un embouteillage monstre aux heures de pointe dans la capitale kenyane. Des policiers aussi bien que les militaires sont omniprésents afin de prévenir le moindre incident.
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By bana2166 on 01-25-07, 06:27 PM
news Le Forum social mondial

Le Forum social mondial
De la foule et des couacs au forum social mondial
La sphère alter a clôturé le septième FMS, jeudi à Nairobi. Un rassemblement réussi par le nombre de participants, mais critiqué pour un fonctionnement que certains ont jugé trop excluant. Bilan.
jeudi 25 janvier 2007
«Le changement passe aussi par la fête! Etes-vous prêts à faire la fête et prouver qu?un autre monde est possible?» Hurlements, applaudissements de la foule réunie dans le stade Uhuru près du centre-ville pour la clôture du forum. La musique, des concerts, rien de tel pour galvaniser des troupes après quatre jours de débats et de propositions au Forum social mondial de Nairobi, qui a réuni environ 50 000 participants. Le comité d?organisation a regretté les couacs, tout en affirmant une «mobilisation sans précédent».
Les couacs? Des habitants de bidonvilles qui dénoncent un forum excluant les pauvres, des billets d?entrée au prix élevé, ou encore des discussions qui se tenaient à quinze kilomètres du centre-ville rendant le transport hors de prix pour les kényans. Du coup, certaines associations ont organisé un contre-forum dans le centre-ville pendant plusieurs jours. Et mercredi, lors de la dernière journée, des jeunes ont investi le lieu de restauration du stade Daniel Arap Moi, qui a dû fermer à la mi-journée. Des jeunes qui ont été pistés toute l?après-midi par les forces de police.
Les militaires entraient parfois dans les ateliers pour chercher les trouble-fête. Des incursions qui ont provoqué un certain malaise parmi les participants, certains se levant de leur siège pour aller discuter avec la sécurité et l'engager à être plus conciliante. «Nous assistons à une régression», estime un Haïtien qui fréquente les forums sociaux depuis sept ans. «On a vu des affiches d?une société de téléphonie mobile, sponsor du forum, partout dans le stade, des agences de sécurité recrutées spécialement pour l?événement, tout cela fait un peu mauvais genre.»
Le comité d?organisation a tenu à mettre en avant les réussites de ce forum. A savoir, la mobilisation sans précédent de la société civile africaine et, pour la première fois, une journée consacrée spécialement aux «propositions concrètes». Cent-vingt propositions concernant 21 sujets ont été retenues. Parmi elles, un audit citoyen sur les institutions financières internationales, un réseau afro-européen pour les migrants, ou la création d?un fonds populaire international sur l?habitat et le foncier pour lutter contre l?habitat précaire et insalubre. Des journées d?action ont été programmées. Une campagne doit avoir lieu du 14 au 21 octobre pour réclamer l?annulation de la dette, et le même mois est prévue une campagne de lutte contre les expulsions des immigrés clandestins.
Demain vendredi et jusqu?à samedi, le conseil international, sorte d?exécutif du FSM qui réunit quelque 140 ONG et réseaux dans le monde, tirera lui aussi son bilan de cette 7e édition. En 2008, le Forum se fera sous la forme d?une journée mondiale d?action et de mobilisation. En 2009, il reprendra sa forme traditionnelle.
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forum_social_mondial_kenya_du_20_25_janvier_en_mal_de_mondialisation_lafrique-file_230954_561884.jpgoccasion du FSM
Défilé dans un bidonville de Nairobi, à l'occasion du FSM
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By bana2166 on 01-28-07, 05:32 PM
news Forum social mondial de Nairobi(PNG)

Le CADTM dresse un bilan mitigé mais encourageant du Forum social mondial de Nairobi(PNG)
25 janvier 2007
Le 4ème jour du Forum social mondial a été conçu par le Conseil international comme une journée qui devait déboucher sur des actions et une plus grande convergence. Il en a bien été ainsi malgré un programme qui n?était pas construit pour favoriser cela.
La journée du 24 janvier a commencé sans problème car les portes du stade du FSM étaient grandes ouvertes : Kenyans et étrangers ont pu entrer sans difficulté. Le comité organisateur a donc fini par comprendre qu?il ne fallait pas empêcher la participation des Kenyans pour une question d?argent.
Il est nécessaire de faire une précision : le CADTM avait proposé qu?on enregistre tous les participants et qu?ils reçoivent une carte de participant à présenter lors des contôles et cela pour deux raisons : éviter l?entrée de personnes pouvant mettre en danger la sécurité de l?événement et faire en sorte que tous les participants (payant ou non) soient mis sur le même plan. Le fait de porter une carte identifiant le participant aurait permis d?éviter en effet tout sentiment de discrimination entre ceux qui payaient l?entrée et ceux qui ne pouvaient pas payer. Cela aurait été d?autant plus utile que, le 3ème jour, plusieurs Kenyans qui se déplaçaient dans le stade sans carte ont été injustement appréhendés par la police du stade et maintenus en cellule de longues heures malgré les protestations des mouvements sociaux.
Le 4e jour a commencé par des assemblées thématiques convoquées en commun par différents réseaux et parallèlement par une première assemblée préparatoire des mouvements sociaux. Celle-ci, particulièrement fournie, a commencé de manière combative par des chants et des danses sous l?impulsion enthousiasmante de l?imposante délégation sud-africaine.
Toutes les campagnes "dette" ont réalisé une réunion commune dans la seconde partie de la matinée. Très réussie, cette activité autoconvoquée a réuni plus ou moins 300 délégués de tous les continents qui ont adopté, après discussion et amendements, une déclaration ainsi qu?un calendrier d?actions communs.
Parmi les principaux rendez-vous communs, on soulignera l?importance de la mobilisation contre le G8 (début juin 2007, près de Rostock en Allemagne). A cette occasion, se tiendra un contre-sommet de masse à Rostock (on prévoit plus de 100 000 participants) et, parallèlement, le 6e Forum des Peuples au Mali.
Ensuite, du 15 octobre (date du 20e anniversaire de l?assassinat de Thomas Sankara, président du Burkina Faso) au 21 octobre (date de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Washington) se déroulera une série d?actions nationales et internationales communes.
Sur le temps de midi, les activites du "Parlement du Peuple" ont occupé les salles des luxueux restaurants privés situés à l?intérieur du stade et ont distribué la nourriture aux quelques dizaines d?enfants des quartiers populaires de Nairobi qui les avaient accompagnés. Le "Parlement du Peuple" avait réalisé au cours des trois premiers jours une activité alternative en plein centre ville qui a accueilli plusieurs milliers de participants auxquels se sont joints des délégués des différents mouvements étrangers parmi lesquels le CADTM.
Au début de l?après-midi, 21 assemblées thématiques étaient convoquées par le comité organisateur. A quelques exceptions près, elles n?ont rencontré qu?un succès limité (d?après nos comptages, un peu moins de 1 500 personnes pour l?ensemble des assemblées). Par exemple, l?assemblée thématique sur la dette n?a réuni qu?une quarantaine de participants mais ceux-ci ont approuvé après débat le plan d?action et la déclaration de l?assemblée des campagnes "dette".
La journée s?est poursuivie en fanfare avec l?Assemblée des Mouvements sociaux qui a réuni plus de 2 000 participants alors qu?elle n?était pas annoncée dans le programme officiel et qu?elle avait été convoquée le jour même par la coordination des Mouvements sociaux.
L?Assemblée a adopté une déclaration qui notamment dénonçait la marchandisation du FSM ainsi que le recours à l?armée dans l?enceinte du stade. Dans un climat de grand enthousiasme, se sont succédés une trentaine d?orateurs et oratrices représentent des luttes et des campagnes internationales. Parmi eux, l?intervention d?un leader syndical de Guinée Conakry appelant les participants à se solidariser avec le peuple guinéen en grève générale et victime d?une répression féroce (il y aurait eu plus de 50 morts au cours des 10 derniers jours). Salissou Obandoma, du RNDD Niger (membre du réseau international CADTM), a expliqué la lutte des Nigériens contre les politiques d?ajustement structurel. John More, du mouvement antiguerre aux Etats-Unis, a présenté la déclaration finale des mouvements antiguerre. Une représentante zambienne a présenté la résolution finale de l?assemblée du secteur "santé". Des leaders vénézuéliens, saharaouis, palestiniens, zimbabwéens, kenyans... sont également intervenus. Et l?acteur noir nord-américain, Danny Glover, coproducteur du film "Bamako", aussi !
Cette initiative des mouvements sociaux a permis de terminer la 4e journée dans une ambiance de convergence et dans un sentiment de fraternité qui n?avait malheureusement pas été suffisamment présent jusque là.
Ce 25 janvier, 5e jour du Forum, le CADTM a tenu une réunion de bilan de l?intervention de son réseau international avec la participation d?une quarantaine de délégué(e)s provenant de Pakistan, Inde, Iles Maldives, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Angola, Côte d?Ivoire, Bénin, Mali, Niger, Sénégal, Maroc, Tunisie, Haïti, Japon, Kenya, Afrique du Sud, Belgique, France et Suisse.
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By bana2166 on 01-28-07, 05:34 PM
news Forum social: foisonnement de propositions

Forum social: foisonnement de propositions
La septième édition du Forum social mondial s'est achevée jeudi à Nairobi, au Kenya. Il y avait moins de participants que prévu. Mais les mouvements sociaux du continent se sont mobilisés en force.
A l'issue de quatre jours de réflexion, plus d'une centaine de propositions ont été annoncées sur les vingt et un thèmes retenus depuis le sida, la guerre, le droit des femmes, ou la dette des pays pauvres. Parmi les propositions, un audit citoyen sur les institutions financières internationales, un réseau afro-européen pour l'immigrant, ou la création du flux populaire international sur l'habitat et le foncier afin de lutter contre l'habitat précaire et insalubre, comme dans les bidonvilles.
Les journées d'actions ont été également programmées. Une campagne doit être lancée du 14 au 21 octobre de cette année pour réclamer l'annulation de la dette. Le même mois, une campagne de lutte contre les expulsions d'immigrés clandestins est prévue. Au final, un foisonnement de propositions pour ce septième Forum social qui a réuni plus de 50.000 personnes. Certains exprimaient toutefois une certaine déception sur l'organisation du Forum. Les habitants des bidonvilles, notamment, ont dénoncé l'exclusion des pauvres, un prix d'entrée trop élevé, ou le coût du transport.
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By bana2166 on 01-28-07, 05:54 PM
news Nairobi entre « couacs » et nouvelles pistes de lutte

Nairobi entre « couacs » et nouvelles pistes de lutte
FSM . La septième édition du rendez-vous altermondialiste s?est achevée hier sur un bilan mitigé, de nombreuses critiques sur l?organisation côtoyant le lancement de projets pour l?avenir.
Nairobi (Kenya),
La réunion n?était pas prévue au programme, mais c?est elle qui a rassemblé le plus de participants. Mercredi, le Forum social de Nairobi s?est achevé sous l?immense tente blanche Amical Cabral. Devant une foule colorée de plusieurs centaines de personnes, des représentants des mouvements de lutte sont venus énumérer les résolutions que chacun a prises au terme de quatre jours de débat.
projets d?action et revendications
Dans un joyeux désordre, mouvements de femmes, militants pour l?accès à l?eau, réseaux contre les expulsions, syndicats... se sont inscrits pour prendre la parole à tour de rôle, sans ordre, ni hiérarchie. Veste beige à manches courtes, Camara, massif représentant d?un syndicat guinéen, a demandé le soutien à « la lutte pour la démocratisation » dans son pays et, comme un seul l?homme, l?auditoire s?est levé pour une minute de silence à la mémoire des militants tombés sous les balles des forces de sécurité du président Lassana Conté.
Semaine d?action contre la dette, journée d?action contre la guerre, lancement d?un réseau africain d?accès à l?eau avec, pour la première fois, inclusion des syndicats du secteur, mobilisation en faveur d?Haïti, chacun y a été de son projet d?action et de ses revendications. La réunion avait également une forte connotation anti-impérialiste avec de nombreuses condamnations de la guerre « antiterroriste » que mènent les États-Unis et des pressions qu?elle engendre sur les militants à travers le monde. Des paroles de soutien à la Palestine, à l?Irak ou à la Somalie ont été lancées.
Chico Whitaker, Taoufik Ben Abdallah ou Gustave Massiah, aucune des grandes figures du processus du FSM n?étaient présentes à ce débat, dont les membres les plus radicaux du mouvement avaient pris l?initiative. Depuis le début des FSM, « il y a une tension entre la volonté d?avoir un espace ouvert et celle de construire des campagnes », explique Christophe Aguiton, membre du syndicat SUD et bon connaisseur des débats internes au FSM. Certains parmi les fondateurs craignent que cette « assemblée des mouvements » ait la volonté de donner une impulsion unique, avec parfois des agendas politiques, réduisant ainsi la capacité des FSM à intégrer la diversité qui fait sa richesse.
une lutte contre
un ennemi commun
De plus, le risque existe, dans le contexte difficile de l?organisation d?un FSM au Kenya, que l?évocation des problèmes d?organisation (lire ci-dessous) sonne comme une mise en cause de la capacité du continent à organiser ce type d?événement. Apaisant les débats, une syndicaliste italienne a tenu à « remercier le comité kényan d?organisation », parce que, malgré les difficultés et les limites, le FSM reste un moment de lutte contre un ennemi commun.
Le débat a d?ailleurs inclus une partie des revendications portées par les vingt et un ateliers thématiques coorganisés, voulus par le comité international du FSM et destinés à planifier des actions communes sur chaque thème abordé. Parmi ceux-ci, la question du travail dans un contexte de mondialisation, un des sujets qui est monté en puissance à Nairobi. « La présence de la Confédération internationale des syndicats et la réflexion autour du droit à un travail décent ont marqué ce FSM », estimait ainsi, lors d?un débat précédent, Christian Pilichowski, responsable international de la fédération CGT des métaux.
Comme l?a rappelé à cette occasion un participant indien, les organisations syndicales doivent travailler sur le secteur informel, majoritaire à travers la planète et dont « les conditions de travail ont affecté celles du travail formel ». Il a également estimé qu?il n?était plus possible de penser le travail « uniquement sous l?angle du salaire et des conditions de travail », l?accès au logement, à la santé, à l?éducation étant également des sujets centraux. Pour cette raison, les syndicats présents ont décidé de monter un réseau d?action avec les associations et les ONG engagées sur cette problématique. Un résultat concret pour un événement que beaucoup accusent d?impuissance.
Les débats, autour des ratés de l?organisation, qui ont mobilisé une bonne partie des déclarations de « l?assemblée des mouvements », devraient, sans surprise, être au centre de la rencontre des membres du conseil international du FSM, qui se tient à Nairobi. Si certains, comme Taoufik Ben Abdallah, du Forum social africain et de l?organisation sénégalaise Enda, les repoussent d?un revers de la main en les mettant sur le compte de groupuscules trotskistes, d?autres, comme l?Indien PK Murty, l?un des dirigeants du Collectif mondial du FSM, les jugent centraux pour l?avenir. Quoi qu?il en soit, les uns et les autres s?accordent sur l?utilité des FSM, moment unique de rencontre, de partage et d?échanges.
Camille Bauer
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