Search the Web 
Subjects: 30,675 | Messages: 65,601 | Mp3s: 0 | Videos: 103 | Members: 17,130 | Online: 65 | Newest : ticoloco
Haitiwebs Home english  français  register  faq  contact us
Go to Haitiwebs Chat     Register   
Calendar Search Mark Forums Read
World News News and information around the world
New version coming up
Please avoid posting for one day or two. A new site is coming up and database has already been transfered....All new posts/registrations will be lost
Welcome to the Foire d'Opinions Haitiennes forums.
You are currently viewing our boards as a guest which gives you limited access to view most discussions and access our other features. By joining our free community you will have access to post topics, communicate privately with other members (PM), respond to polls, upload content and access many other special features. Registration is fast, simple and absolutely free so please, join our community today!
If you have any problems with the registration process or your account login, please contact contact us.
Upcoming Events for the Next 3 Day(s) Private calendar events are seen only by member who owns calendar
Calendar
: December 3rd
Latest Top News ::.. November 28 - La femme d'un commissaire de police enlevée et exécutée November 28 - Boulos réhabilité par le Sénat Wal-Mart (Haitian) Employee Trampled to Death Choléra: 389 morts au Zimbabwe, l'épidémie prend une "dimension régionale" November 21 - Entretien Preval-Obama Patrick Gaspard: Obama's Political Director Décès d'une éminente éducatrice spéciale et féministe haïtienne Grande gueule et bonne conscience Le Génie scolaire s'en lave les mains Clairmélie Noga, une histoire, une vie

Comment
 
Article Tools Search this Article Display Modes
Réforme Nations Unies du Rwanda au Darfour: Des leçons mal et réformes necessaires

Click image for larger version Name: arton150.gif Views: 311 Size: 6.7 KB ID: 7558 Description:
Featured Articles
Article Tools
Show Printable Version  Email this Page 
Published by bana2166- 03-05-07
news Réforme Nations Unies du Rwanda au Darfour: Des leçons mal et réformes necessaires

Politique | Rwanda
Réforme des Nations Unies du Rwanda au Darfour : Des leçons mal apprises et Des réformes nécessaires
4 mars 2007
La logique de la guerre froide s?est conclue avec la chute du mur de Berlin en 1989. Les opérations de maintien de la paix, la prévention des conflits et surtout les principes d?intervention pour des raisons humanitaires dans ceux-ci ont subi d?importantes modifications. D?un paradigme de containment et d?affrontement idéologique pour le contrôle du Tiers-Monde, nous sommes passés, au cours des années quatre-vingt-dix, à un modèle d?une seule puissance, celle des États-Unis, laissant ainsi présager un accroissement dans le rôle et l?influence des Nations unies et de son Conseil de sécurité dans la résolution des conflits. Au début des années 90 donc, pour cette dernière institution, on parlait alors d?une « seconde génération » et du principe du « droit d?intervention » humanitaire, en plus de voir son budget annuel passer de 235 M$US en 1987 à plus de 3,6 G$US, ce qui équivaut à 17 missions de maintien de la paix.
Les différents conflits, particulièrement ceux de la décennie 1990, par leur violence et leur complexité, vinrent freiner ce nouvel enthousiasme à la veille de la célébration du cinquantième anniversaire de la création des Nations unies. L?échec de 1993 en Somalie où les troupes américaines furent forcées de se retirer d?urgence, constitua une première indication quant aux difficultés liées à l?application des décisions du Conseil de sécurité et à l?intervention des Nations unies. Ce sera en 1994, avec les conflits simultanés en Bosnie et au Rwanda, que l?on observera clairement les lacunes du modèle postguerre froide.
Afin de mieux comprendre l?inertie actuelle du Conseil de sécurité sur la question du Darfour, nous tenterons d?expliquer les enjeux du processus décisionnel s?étant opérationnalisé aux Nations unies lors de la crise rwandaise. Comment donc, dans un monde post-guerre froide, le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) a-t-il réagi face à ce conflit ? Dans quelle mesure pouvons-nous comparer le cas du Rwanda à celui du Darfour ? Avonsnous réellement appris des fameuses leçons du Rwanda ? Autrement, quelles seraient les réformes à adopter afin d?éviter de telles situations regrettables ?
Le cas du Rwanda
En 1994, les Hutus, la population majoritaire, invoquèrent leur discrimination par les Tutsis ; ethnie au pouvoir pendant la période coloniale (1885-1961), afin de justifier et encourager les combats.
Les évènements de 1994 sont bien connus. Suite à l?assassinat du Président Juvénal Habyarimana le 6 avril, les extrémistes Hutus mirent en marche leur plan prédéterminé d?établir un nouveau gouvernement et d?exterminer toute opposition politique, tant chez les Tutsis que chez les modérés Hutus (notons l?assassinat du Premier ministre le 7 avril). La guerre civile fut ainsi déclenchée, mais nul ne pouvait affirmer s?il s?agissait alors d?un génocide (massacre systématique d?un groupe basé sur des raisons ethniques) ou d?un « politicide » (ciblant les citoyens ayant des idées politiques contraires à celles du régime au pouvoir).
Selon les rapports du Général Dallaire, les Tutsis étaient spécifiquement ciblés. Le général estimait qu?entre le 7 et le 11 avril, l?armée rwandaise, l?Interhamwe et autres milices, auraient tué près de 20 000 Tutsis et modérés hutus. Au total, le génocide fera entre 800 000 et 1 million de morts et ce, en moins de 100 jours.
Les actions (ou l?inaction) du Conseil de sécurité
En juin 1993, face à la croissance des tensions inter-ethniques, le CSNU mit en place, par l?adoption de la résolution 872, la mission UNAMIR (Mission des Nations unies pour l?Assistance au Rwanda), dirigée par le Général Dallaire et composée de 2 500 hommes évoluant dans le cadre opérationnel déterminé par le Chapitre VI de la Charte des Nations unies, afin d?aider à l?application des Accords de Paix signés à Arusha.
Plus de deux semaines après le début du génocide le CSNU réussira, de peine et de misère, à adopter, le 21 avril 1994, la résolution 912. En effet, bien que la plupart des États aient été intéressés par le Rwanda et le maintien de la paix, pour aucun, le fait stopper le génocide par une intervention massive ne constituait une priorité politique. Même pour le Nigeria, la Nouvelle- Zélande et la République Tchèque, qui furent les principaux défenseurs de l?intervention, l?absence d?intérêts nationaux vitaux dans la région ne fit du vote au CSNU, qu?un référendum quant aux positions des États par rapport aux droits humains. La Chine et la Russie étant évidemment contre toute intervention. Enfin, les États-Unis et la Grande Bretagne furent les moins enclins à une participation plus importante au Rwanda, en raison de l?absence d?intérêts économiques directs et surtout parce qu?ils craignaient un nouvel enlisement militaire en Afrique. Ils s?entendirent donc sur une simple révision du mandat d?UNAMIR : [?] the mandate of UNAMIR was adjusted [?] so that it could act as an intermediary between the warring Rwandese parties in an attempt to secure their agreement to a ceasefire ; assist in the resumption of humanitarian relief operations to the extent feasible ; and monitor developments in Rwanda, including the safety and security of civilians who sought refuge with UNAMIR.
La résolution 912 est le résultat d?un blocage diplomatique au CSNU. En effet, à part regretter les récents incidents au Rwanda et réitérer son appui pour l?application des Accords d?Arusha, celle-ci est vide de sens. En effet, les membres du CSNU ont voté unanimement pour une résolution mentionnant : « Appalled at the ensuing large-scale violence in Rwanda, which has resulted in the death of thousands of innocent civilians, including women and children ». Toutefois, malgré ce souci pour la crise, les pays membres du CSNU votèrent unanimement en faveur d?une réduction de l?UNAMIR à 270 membres et d?une limitation de son mandat. Heureusement, le Général Dallaire, à son initiative, réussira à retarder la mise en place de cette résolution en maintenant 450 hommes sur place.
Les leçons du Rwanda et le cas du Darfour
Plusieurs spécialistes, notamment Prunier, Caplan, Neuffer et Melvern, ont écrit sur le Rwanda et, plus particulièrement, sur les leçons que le CSNU et la « communauté internationale » devraient (ou auraient dû) tirer de l?échec rwandais.
La première, reprise par tous, est de ne plus être indifférent aux crimes commis contre l?humanité et de faire en sorte que toute intervention devrait être indépendante des intérêts nationaux des membres.
C?est en raison de l?absence d?intérêts économiques et géopolitiques au Rwanda que le génocide a eu lieu. Malheureusement, comme nous le rappelle Gérald Caplan, les leçons n?ont pas été apprises. Il cite, dans From Rwanda to Darfour : Lessons learned ?, l?exemple de la gestion de la crise au Darfour et ses similarités avec celles du Rwanda. Ce « réalisme politique », où chaque État tente de maximiser ses intérêts nationaux, vient rendre encore plus puissant ? et donc incohérent ? le droit de véto de cinq des quinze membres permanents. En effet, et ce fut le cas pour le Rwanda, il suffit qu?un de ces cinq pays soit en désaccord avec une ou quelques clauses d?une résolution pour que celleci soit rejetée. Ainsi, de nombreux compromis diplomatiques sont nécessaires, vidant la résolution de toute efficacité. Rappelons-nous que les membres n?ont pu qualifier la crise de « génocide » ou renforcer la mission UNAMIR en raison de fortes oppositions. Le Darfour en est une illustration pertinente puisque la Chine et la Russie, en raison de leurs intérêts respectifs en énergie et en vente d?armes, s?opposent à tout changement important, forçant ainsi le Conseil de sécurité à voter des résolutions sans impacts.
De plus, un transfert des responsabilités devrait s?effectuer. Plutôt que de voir les membres du CSNU argumenter quant à la définition d?une crise (guerre civile, nettoyage ethnique, génocide), un organisme indépendant devrait être mandaté pour le faire. Ainsi, en qualifiant ledit conflit comme « génocide » aux termes de la convention de 1948, les États seraient dans l?obligation d?intervenir. Cette mesure permettrait donc de supprimer partiellement la barrière de l?intérêt national et celle de l?inertie des procédures de négociations s?opérant au CSNU concernant la définition du type de conflit.
Ce type de situation, où les intérêts nationaux priment sur les besoins humanitaires, n?est pas soluble à court terme et continue de se reproduire à chaque nouvelle gestion de crise par le CSNU. Pour y remédier, une réforme importante des Nations unies sera nécessaire.
D?autres leçons, celles-ci moins exigeantes et surtout réalisables à court terme, peuvent être retenues de la crise rwandaise.
La seconde leçon a trait aux armes. Une restriction ordonnée par les grandes puissances concernant la vente d?armes aux pays « sensibles » ou en proie à une guerre civile ou bien à un génocide est nécessaire. La mise en place rapide d?un embargo sur les armes est donc primordiale afin de limiter l?ampleur du conflit. Pour le Rwanda, un embargo a été décrété, non seulement trop tard, mais fut mal appliqué puisque les forces UNAMIR n?eurent pas le mandat de saisir les armes trouvées. Malheureusement, le scénario se répète de nos jours au Soudan alors que la Chine continue ses ventes au mouvement génocidaire dans la région du Darfour.
La troisième leçon vient d?un vieux dicton : « mieux vaut prévenir que guérir ». Ce principe devrait s?appliquer lors de la résolution des crises internationales. Une action rapide des Nations unies, avec un mandat bien défini à la lumières des informations recueillies, permettrait de dissuader les acteurs en présence, évitant ainsi une escalade dans des rivalités internes. Connaissant les données relatives aux massacres de Tutsis dans les années antérieures, une mission préventive des Nations unies aurait pu (et dû) être mise en place.
Enfin, la quatrième leçon a regard aux troupes des Nations unies. Souséquipées et mal préparées au type de conf lit que présentait le Rwanda, ses capacités d?actions furent très limitées. Ainsi, toute mission des Nations unies devra en être une efficace, c?est-à-dire possédant les outils nécessaires afin de bien répondre aux défis se présentant devant elle.
La présence de plus en plus importante de la Chine au sein de la « joute internationale » peut être rassurante. S?étant tenue à l?écart au XXe siècle, elle prend maintenant conscience de l?inf luence politique et diplomatique que peuvent représenter les Nations unies. D?ailleurs, en 2004, elle envoya sa première délégation de casques bleus en Haïti. Avec ces nouvelles capacités militaires, il existerait donc une lueur d?espoir pour les Nations unies.
Post New Article  Comment
Article Tools Search this Article
Search this Article:
Advanced Search
Display Modes
Posting Rules
You may not post new articles
You may not post comments
You may not post attachments
You may not edit your posts

vB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off

Points Per Thread View: 2.00
Points Per Thread: 15.00
Points Per Reply: 10.00
Forum Jump
Similar Threads
Article Article Starter Category Comments Last Post
60 policiers canadiens reçoivent la médaille des Nations Unies bana2166 Lakay/Haitian News 0 02-26-07 11:26 PM
es gangs armés continuent de recevoir du financement, selon les Nations Unies Mr MDE11 Lakay/Haitian News 0 02-08-07 09:07 PM
Des Policiers Congolais bientôt sous le drapeau des Nations Unies bana2166 World News 1 01-25-07 07:57 PM
Composition Des Organes Principaux De L?organisation Des Nations Unies En 2007 bana2166 World News 0 01-17-07 06:37 PM
Deux Soldats Jordaniens des Nations Unies (L'ONU) ont été tués en Haïti bana2166 Lakay/Haitian News 1 11-11-06 05:19 PM
copyrights © 1999 - haitiwebs.com, a Virtual Haitian Community. All rights reserved.
The time now is 12:43 AM.
Page generated in 0.81266 seconds with 37 queries