A six mois de l'élection présidentielle américaine, le parti démocrate n'a pas fini de se déchirer. Et la décision, samedi 31 mai, d'accorder seulement une demi-voix aux délégués de Floride et du Michigan, à l'encontre de ce que souhaitait Hillary Clinton, n'a pas apaisé une situation déjà tendue.
Les résultats des primaires dans ces deux Etats n'avaient en effet pas été pris en compte par la direction nationale du parti qui entendait ainsi les sanctionner pour avoir fixé la date de leurs consultations plus tôt qu'ils n'y étaient autorisés. L'ex-première dame, sortie victorieuse de ces deux scrutins, avait demandé qu'ils soient pleinement reconnus. Cela devait notamment lui permettre de revendiquer une avance dans le vote populaire. Mais lors d'une réunion animée du comité chargé d'établir les règles de fonctionnement du parti, il a été décidé que la totalité des délégués des deux Etats pourraient siéger lors de la convention mais avec seulement une demi-voix chacun lors de leur vote.
MME CLINTON MENACE DE FAIRE APPEL DE CETTE DÉCISION
Conséquence de cette décision, le nombre de délégués requis pour décrocher l'investiture est passé à 2 118. L'ex-First Lady obtient un gain net de 24 délégués mais elle demeure loin derrière Barack Obama. Il ne manque donc plus que 70 délégués au sénateur de l'Illinois pour atteindre le chiffre magique alors qu'il ne reste plus que trois consultations : Porto Rico ce dimanche, puis le Montana et le Dakota du Sud mardi.

M. Obama a déclaré qu'il approuvait la façon dont le litige a été réglé. Le camp Clinton a montré moins d'enthousiasme. Des responsables de son équipe de campagne ont déclaré qu'ils se réservaient le droit de faire appel de la décision et ont menacé de porter l'affaire devant la convention qui se déroulera à Denver du 25 au 28 août."Nous nous réservons le droit de contester cette décision devant la Commission de vérification des pouvoirs et appelons à une répartition juste des délégués du Michigan qui reflète véritablement les votes", ont déclaré Harold Ickes et Tina Flournoy, partisans de Clinton et membres du comité, dans un communiqué commun. M. Ickes a estimé que cette décision "n'était pas le meilleur chemin vers l'unité du parti".

Certains responsables ont fait valoir que ce choix pourrait se retourner contre les démocrates lors de l'élection présidentielle face au républicain John McCain. "Si vous tournez le dos aux électeurs du Michigan et de Floride, vous jouez avec une victoire de McCain", a déclaré l'ancien gouverneur du Michigan James Blanchard, qui représentait Clinton.
Source: Le Monde
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Nouveau coup dur pour Hillary Clinton
Le parti démocrate a arbitré les deux primaires contestées du Michigan et de la Floride en sa défaveur. Barack Obama n'est qu'à 66 délégués de l'investiture.
La lente défait d'Hillary Clinton se confirme un peu plus dimanche. L'équipe de la candidate attendait impatiemment le verdict des instances du parti démocrate, qui devrait tranchait le cas de deux primaires remportées par leur championne en janvier, mais contestées.
La commission des règlements devait trancher le cas du Michigan et de la Floride. Dans ces deux états, les démocrates locaux avaient choisi d'organiser des primaires dès janvier, au mépris du règlement du parti. Aucun candidat n'avait y pu faire campagne et Barack Obama n'était même pas sur les bulletins de vote du Michigan. Contestées, ces élections n'ont donc pas été comptabilisées dans le total des délégués de chaque candidat.
Le parti démocrate a choisi de laisser ces états envoyer leurs délégués à la convention fin août. Mais ils seront sanctionnés : tous les délégués élus en Floride iront à la convention, mais en ne disposant que d'une demi-voix. Quant au Michigan, un compromis trouvé localement donnera 69 délégués à Hillary Clinton et 59 à Barack Obama.
Les appels à l'unité se multiplient
C'est ce compromis qui fait enrager l'équipe Clinton, puisque Barack Obama n'a obtenu aucune voix lors de la primaire de janvier. La candidate réclamait au départ 73 délégués pour elle et aucun pour son adversaire. Ce dernier souhait quant à lui une répartition équitable des délégués, soit 64 chacun.
Au final, cette décision avantage Barack Obama. Il a récupéré 69 délégués dans l'opération (32 au Michigan et 36 en Floride), contre 94,5 pour l'ex-First lady (38 au Michigan et 56,5 en Floride). Obama conserve donc son avance avec 2.052 délégués, contre 1.877,5 pour son adversaire. Le score à atteindre, compte tenu des demi-voix de Floride et du Michigan, est désormais de 2.118 délégués.
Hillary Clinton va devoir faire un choix de taille : accepter cette décision ou la contester. «Nous nous réservons le droit de faire appel», a expliqué son état-major à la presse. Si tel était le cas, le parti pourrait ne pas avoir de candidat officiel avant la convention prévue du 25 au 28 août, qui risquerait alors d'être très houleuse. Howard Dean, le chef du parti, l'a bien compris. Il a appelé au rassemblement et à l'unité du parti face à John McCain, qui a déjà commencé sa campagne.
Source: Le Figaro
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Barack Obama quitte son église controversée de Chicago
Barack Obama a décidé samedi de rompre avec la paroisse de Chicago à laquelle il appartenait depuis une vingtaine d'années. "Ce n'est pas une décision que j'ai prise à la légère et franchement c'est une décision que je prends avec une certaine tristesse", a expliqué le sénateur de l'Illinois, soulignant que c'était "la bonne chose à faire dans l'intérêt de l'église et de notre famille".
Cette rupture intervient seulement quelques jours après qu'un prêtre catholique, le père Michael Pfleger, un ami de M. Obama, se soit vivement attaqué à Hillary Clinton. Une nouvelle polémique qui intervient un mois après que M. Obama eut rompu avec le pasteur Jeremiah Wright, l'ancien responsable de l'église United Trinity Church adepte de la "théologie de la libération noire", qui avait crée le scandale en dénonçant le racisme anti-noir, selon lui à l'oeuvre, dans les institutions américaines. - (avec AFP)