Par : Abdallah Darkaoui Les ministres africains ont entamé lundi à Nairobi une semaine de discussions pour tenter de trouver des solutions à la crise alimentaire qui frappe le Continent le plus pauvre de la planète en raison de la flambée des prix de l'énergie et des matières premières agricoles.
Cette 25e conférence régionale pour l'Afrique de l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui se tient jusqu'au 20 juin au Kenya, est consacrée à l'amélioration de la gestion de l'eau entre les pays d'Afrique en vue de stimuler l'agriculture pour répondre aux besoins alimentaire des populations.
"J'ai confiance dans l'issue de nos délibérations qui doivent permettre à l'Organisation et à ses partenaires d'apporter les recommandations nécessaires pour améliorer l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique", a indiqué le Directeur général de la FAO Jacques Diouf dans un communiqué.
Selon la Banque mondiale, les prix des denrées almimentaires ont doublé en trois ans, provoquant des émeutes en Egypte, en Haïti et dans de nombreux pays d'Afrique. Le Brésil, le Vietnam, l'Inde et l'Egypte ont imposé une limitation de leurs exportations de denrées alimentaires.
Le ministre kényan de l'Agriculture William Ruto, qui préside la conférence, a déploré dans la presse la faiblesse de la production agricole qu'il juge notamment responsable de la crise alimentaire actuelle.
En outre, "l'insécurité (alimentaire) est exacerbée par l'augmentation des prix mondiaux des denrées alimentaires due à la forte demande en céréales, à l'impact du climat, à la flambée des prix de l'énergie et des engrais", a ajouté M. Ruto.
Les pays membres de la FAO réunis en sommet à Rome se sont engagés le 5 juin à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d'ici 2015 et ont recueilli plus de 6,5 milliards de dollars de promesses de dons pour lutter contre la faim et la pauvreté.